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NOUVEAU LIVRE !

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


KV de Méribel et Trail de Méribel-Mottaret 47 km pour 3750 m de dénivelé

Ce week-end, nous avons couru dimanche 12 août dans la Vanoise à Méribel-Mottaret un trail de 47 km pour 3750 m de dénivelé positif. Parcours très technique qui démarrait sur les hauts de Mottaret, au lever du jour à 6h à 1800 m d'altitude pour monter jusqu'à 2600 m. Dès le départ, nous ressentons un peu nos muscles qui ont fait le KV le samedi matin mais rapidement, grâce à la première montée assez longue, nous remontons au classement et ce jusqju'à l'arrivée.

Julia termine 4ème femme, 1ère de sa catégorie en 7h54.11 (33è du scratch sur 144 partants)
Je termine 1er de ma catégorie V2 en 7h52.56, 31ème du scratch.

C'est ce qui nous a été annoncé à l'arrivée, en demandant quel classement nous avions et si cela valait la peine d'attendre les résultats. Oui, on récompense le 1er de chaque catégorie... nous a-t-on répondu.

Finalement, à la proclamation des résultats, ils ont mis tous les masters (de 40 à 77 ans, dans la même catégorie, donc du coup je termine 5ème, mais le classement de l'organisateur n'est pas encore en ligne, peut-être que les catégories seront rétablies, il n'y a que la liste du chronométreur)

A noter, que le samedi nous avons déjà participé à un KV ou K1, (kilomètre vertical), soit 1000 m de dénivelé pour 2500 m de long. Nous étions assez satisfait le samedi de notre course qui fait appel surtout à des spécialistes de ces montées très raides. Pour nous, il vaut mieux un K2 ou plus long, mais ce n'est pas nouveau. J'aime, enfin nous aimons aussi ce type d'effort qui ne demande pas trop à calculer, rapidement dans le rouge, il faut serrer les dents et supporter de gravir ces pentes en état d'asphyxie musculaire avec les pulsations qui atteignent très vite les sommets, bien plus vite que le corps en tout cas. Dimanche, nous avons battu plusieurs coureurs qui étaient devant nous samedi. Mais peu ont couru les 2 épreuves.
Malgré que l'on sentait un peu nos jambes lourdes au départ, nous étions ensuite contents de notre performance, remontant au classement à mesure que ça montait. Pourtant, j'étais content de ma prestations dans les premières descentes où j'ai même rattrapé quelques coureurs, et au bilan, malgré d'être dépassé aussi, je gagnais des rangs.

Mais dans la longue descente de plus de 1400 m de dénivelé,  j'ai eu de violentes crampes à 4 reprises qui me clouent sur place une bonne minute à chaque fois. Je ne savais pas comment les faire passer, car elles revenaient à l'intérieur de la cuisse gauche. Très fortes, très douloureuses, avant qu'elles ne s'estompent et me permettent de me remettre en mouvement. A chaque fois, dans les montées qui vont suivre, j'arrive à revenir sur les coureurs qui m'ont dépassé suite à ces arrêts forcés. Mais parfois après une bonne demi-heure de chasse. Mais cela m'a aussi obligé de finir les descentes plus lentement, afin de ne pas re-provoquer des crampes.

Une fontaine, providentielle, m'a sûrement sauvé lors de la grande descente de la journée, après les 2 premiers épisodes de crampes. J'ai pu boire en ajoutant du sel dans ma gourde.

Le classement du samedi a fait l'objet de nombreuses réclamations, plusieurs coureurs n'étant pas sur les 2 premières listes affichées.

Les catégories ont aussi changé au fil des heures, d'abord il y avait les catégories par tranche d'âge habituelle, puis tous les masters ont été classés dans la même catégorie. Ainsi, j'ai passé de la 5ème place à la 10ème, comme le dimanche de la première place Master 2 à la 5ème en Master général, de 40 à 77 ans.
Très bizarre et assez le foutoir au moment des résultats.
Très beau parcours avec de splendides vues aux alentours, mais une organisation très légère au niveau des classements et de la proclamation des résultats avec un speaker qui s'emmêle les pinceaux sans arrêt. Dommage...ça laisse un arrière-goût qui n'incite pas forcément à revenir.
Le site de l'organisateur, (classements 2018 pas encore actifs) :https://www.meribel-sport-montagne.com/meribel-trail/#resultats

Le site du chronométreur:http://www.sportips.fr/resultats/2018MERIB45KMINTER.pdf

News postée le : 14.08.2018

Glacier 3000, Gstaad-Glacier des Diablerets, 26.2 km, 2000 m de dénivelé

Le samedi 4 août 18, nous prenons part à cette course qui finit à 3000 m d'altitude. Là-haut, le spectacle est grandiose.
Nous n'avions pas trop les jambes pour courir les 9 km de plat avant les 5 derniers km vallonnés qui nous menaient au pied de la véritable épreuve du jour, les presque 2000 m qui nous restaient alors. N'ayant que très peu couru durant nos vacances mais ayant accumulé environ 45'000 m de dénivelé, nous étions un peu "lourd" dans notre style de course et dans nos sensations. Heureusement, la montée était assez longue pour remonter pas mal au classement.
J'attrape quelques crampes dans les mollets dans les quelques minis-replats qui jalonnent le parcours dans son dernier tiers. Je ne dois pas m'arrêter, mais je ne peux pas avancer comme je le désirerais. Je perds à chaque fois une trentaine de secondes sur des gars que j'ai dépassé et qui me reviennent dessus, voir qui me dépassent et que je re-dépasse, sitôt que la pente est de nouveau présente. Nous payons nos vacances de randonnée sur le plat mais nous montons à l'aise grâce à ces mêmes vacances faites de dénivelé. L'idéal aurait été de courir aussi. Mais je prépare le Swiss Peak et à mes yeux, c'est l'endurance qui est à privilégier avec le dénivelé pour préparer au mieux le corps et le cardio à l'altitude et au dénivelé important, autant en montée qu'en descente afin d'éviter les courbatures qui ne manquent pas de se manifester si le fait de descendre n'a pas été entraîné. Donc, pour le Glacier 3000, c'était davantage l'histoire de voir à quoi ressemblait cette course et surtout, c'était l'occasion de passer un sympathique week-end avec des amis.

A l'arrivée, cela me fait comme des contractures sur le haut des mollets. Je monte en force, tirant de grands pas mais je pense que la raison est la chaleur et la grosse sudation qui en résulte. Auparavant, dans ma vie, c'est vraiment rare que j'aie eu des crampes en compétitions ou dans ma pratique sportive. Plutôt la nuit, après de gros efforts journaliers répétitifs. https://services.datasport.com/2018/lauf/glacier3000/rang009.htm
En 3h25.21 je me classe 12ème de ma catégorie, 65ème homme au scratch
Julia finit en 3h28.52, 3ème de sa catégorie, 10ème femme au scratch

News postée le : 14.08.2018

Redbull K3 de Susa, triple km vertical

Le samedi 28 juillet, à Susa, nous avons découvert ce K3 qui rassemble les meilleurs spécialistes de ce genre d'exercice.
Des barrières horaires sont à passer pour aller plus haut, après 1200 m de dénivelé et après 2100 m environ. L'arrivée est au sommet du Rocciamelone ou Roc Melon, à 3538 m d'altitude, sur la frontière italo-française.

Un parcours de 1.8 km théoriquement neutralisé fait office de décantation du peloton. En fait, ce n'est pas vraiment neutralisé car une fois que le premier coureur arrive au pied de la montée, le chrono est déclenché pour tout le monde. Comme je pensais que c'était neutralisé, je ne me suis pas autrement stressé sur ce premier bout mais j'arrive environ 3 minutes après et ces 3 minutes, elles me seront comptées dans mon temps final. J'étais un peu déçu de ce procédé mais c'est vrai qu'il faut trouver une solution pour espacer le peloton fort de 400 coureurs qui bouchonne sur les premiers hectomètres de la course, car le sentier est étroit. Donc, cela bouscule et ça joue un peu des coudes pour dépasser par les bordures, dans les hautes herbes et les cailloux qui jonchent les bords. Une grande débauche d'énergie à faire des intervalles pour dépasser. Je remonte sans arrêt, jusqu'aux tout derniers mètres de la course. Je fais un excellent deuxième tronçon là où la pente est la plus raide et où on monte droit dans le pentu. 500 à 600 m droit dans haut, quasiment tout droit dans la pente vraiment raide. Hormis un petit bout de 400 m environ presque plat, ça monte tout le long. Le haut est dans la caillasse, les loses et on recule un peu parfois sur ce seul meuble. Tout en haut, le sentier est taillé dans la roche. A noter que les femmes partent une demi-heure avant les hommes. Elles ne connaissent pas le problème des bouchons sur le sentier.
Je passe sans trop de problème les barrières horaires. Je finis 98ème sur les 400 partants en 3h04.33 mais seulement 183 seront classés. Les autres ont été recalés en cours de route. Si des catégories d'âge existaient, je serais 8ème de ma catégorie 50-59 ans. Etant en dernière année de ma catégorie, j'étais assez content que le plus vieux devant moi était 4 ans plus jeune.
Julia termine 31ème femme en 3h17.25 et seulement 47 femmes seront classées sur les 80 au départ.
https://www.endu.net/en/events/red-bull-k3-susa-mompantero-rocciamelone/results
Martin Anthamatten et Victoria Kreuzer sont les gagnants du jour. Victoria manque de très peu le record. Martin Anthamatten est le recordman de l'épreuve, mais il est à 8 minutes de son record. La chaleur sans doute nous a gratifié de quelques minutes supplémentaires. Arrivés au sommet, quand on se retourne et qu'on regarde d'où l'on vient, on se rend compte d'être haut. Le sommet, assez pointu donne aussi une impression de vertige. Course intéressante qui regroupe l'élite des KV. A refaire, pourquoi pas?

News postée le : 14.08.2018

Reconnaissance du Swiss Peaks durant les vacances

2 jours après le Gran Trail Courmayeur, nous avons entamé la reconnaissance du Swiss Peaks d'Oberwald au Bouveret.
Parcours de 360 km et 26 ou 27'000 m de dénivelé, selon les prospectus qu'on peut lire.
Nous partons de Gluringen-Reckingen, car ayant réservé des chambres pour dormir, nous ne pouvons pas faire notre première étape qui était prévue le dimanche après-midi, en rentrant de Courmayeur. Comme nous sommes restés pour les résultats, étant les 2 classés dans les 3 premiers, nous sommes arrivés trop tard. Nous ferons le segment Oberwald-Reckingen en dernier.
Ainsi, nous avons fait des étapes avoisinant les 40 km, hormis la première qui nous fait 50 km et 3800 m de dénivelé. Nous nous trompons en effet plusieurs fois et montons même au Blausee avant le Safflischpass, alors que la nuit n'est plus très loin. Nous finissons à la frontale et arrivons à 22h50 à Fleschboden, au resto-dortoir de notre étape. Le tenancier, très sympa et compréhensif nous fait encore à manger et en plus, c'est son jour de repos, normalement. J'avais bien téléphoné depuis Binn qu'on arriverait un peu tard, vers 20h30, mais je ne savais pas qu'on se tromperait 2 fois de parcours sur ce dernier tronçon. Un peu à la bourre, nous n'avons pas assez consulté la carte et pensant couper avec un sentier ascendant, nous sommes partis une première fois à l'erreur. 30 à 40 minutes de perdu. Plus haut, nous dévions sans trop nous en rendre compte de la trajectoire et nous perdons bien 1h30 à 1h40 dans l'aventure, avec un aller-retour qui engendre de nombreux passages sur des névés bien pentus, difficiles à négocier en raison de la pente. 
Le lendemain, nous ressentons vraiment la fatigue du Gran Trail de Courmayeur et de notre première étape rallongée.
Nous n'avons pas trop la forme et rebelote, nous passons un col à plus de 2800 m alors qu'on aurait pas dû dépasser les 2400 m. Nous dormons à Gspon, dans une petite auberge aussi très conviviale avec des tenanciers très compréhensifs pour un déjeuner assez matinal vers 6h30 et un départ à 7h du matin. Nous voulons ainsi éviter d'arriver trop tard le soir.
Nos sacs varient entre 6 et 10 kg, suivant qu'ils sont pleins de boissons et de pique-nique et de réserve alimentaire ou non. Donc, mis à part les descentes et quelques parties planes, nous ne courons pas. Nous marchons et prenons aussi le temps de faire quelques arrêts d'observation ou pour prendre des photos de fleurs, de serpent (une couleuvre Coronelle lisse le 3ème jour) de bouquetins, chamois, marmottes, chevreuils, aigles, ou pour les cimes et vallées et villages environnants. Si nous passons dans un village, nous profitons de nos vacances pour nous offrir un petit luxe, sous forme de glace, joghurt, fruits, pâtisserie, limonade, bière ou l'envie du moment. C'est les vacances... ne l'oublions pas!
Nous trouvons un secteur encombré d'arbres renversés entre Eisten et Hannigalp. J'en ferai part à l'organisateur par e-mail, qui me dit être au courant et qui dit que ce secteur devrait être praticable, la commune d'Eisten voulant faire le nécessaire. Je l'espère car nous mettons environ une heure à passer dessous, dessus des branches, des troncs emmêlés, pour une longueur d'environ 1 km.
Nous attaquons le long col d'Augsbordpass en pleine chaleur au début de l'après-midi. C'est l'un qui présente le plus de dénivelé d'un coup. Au début, en dessus de St-Niklaus, il fait vraiment chaud. Heureusement, une fontaine coule au petit village de Jungu après la première partie de la montée. Nous redescendons rapidement, à la course, le versant qui nous mène à Meiden, lieu de notre fin d'étape journalière. Le lendemain, nous faisons le col Forclettaz en grande forme, trottinons jusqu'à Zinal, faisons une pause pique-nique en profitant du magasin d'alimentation et attaquons la Corne de Sorebois en mode accéléré pour gravir les derniers 500 m de dénivelé. La descente sur Moiry est facile et le col du Torrent assez facile aussi. Dans la descente, longue car avec de longues bananes pas très raides, nous nous mettons à courir afin d'arriver à Evolène avant la fermeture des magasins. Nous faisons une escale sympa à la Pension d'Evolène. Nous avons un petit-déjeuner préparé pour notre départ matinal.
La montée du col de la Meina est assez long et la descente pas des plus aisées. Le sentier est étroit et l'herbe cache en partie le sentier. Nous nous faisons piquer, Julia et moi par une guêpe en fin de descente. La montée au Col de Pra-Fleuri est aussi assez longue et l'environnement change, cela devient très minéral, les fleurs ne sont pas très présentes dans ce secteur très gris, très en cailloux et en rochers. Le sommet de la traversée est atteint avec 2987 mètres selon les cartes de swiss topo. Le grand Désert avant le Col de Louvie est encore bien taché de blancs avec de nombreux névés. De l'autre côté du Col de Louvie, dans les rochers que le sentier traverse, nous observons une bonne cinquantaine de bouquetins, en 3-4 groupes. Nous passons la nuit à la cabane de Louvie.
La suite est à venir....

News postée le : 14.08.2018

Gran Trail de Courmayeur, 105 km, 7000 m de déniv.

Samedi 14 juillet, pour notre premier jour de vacances, nous avons couru ce trail où la chaleur était étouffante en début de course, jusqu'au km 40 environ. Ensuite cela s'est couvert et arrivé sur les crêtes à 2600 m d'altitude, un vent violent accompagné de rafales de pluies glaciales nous a fait chuter la température et nous congeler par la même occasion.
Nous courons Julia et moi parfois ensemble, surtout les parties descendantes où elle me rattrapent par 2 fois. Ayant une petite fringale autour du 65ème km, je la laisse filer mais la garde en point de mire jusqu'au haut de la descente avant Courmayeur. Je prends quelques risques dans la descente pour revenir sur les quelques coureurs qui m'ont doublé en étant un peu moins bien. A Courmayeur, je les retrouve au ravitaillement alors que j'arrive, eux partent. Je rattrape Julia et 2 autres coureurs en montant à Bertone. Là je déballe tout ce que j'ai dans l'estomac. Je repars avec un peu de jambon dans la bouche, ne supportant plus le sucré. Un orage éclate à nouveau alors que la nuit tombe et nous enveloppe bien serré. Il fait nuit noire. Au replat de Malatra, au ravitaillement, j'arrive devant le petit groupe formé de Julia et 2 autres coureurs. J'en profite pour m'envelopper avec l'aide d'un bénévole dans ma couverture de survie, car je tremble de froid. J'essaie de faire vite... mais repars en dernière position du groupe, calant un carré de chocolat dans la bouche. Je rattrape Julia et lui dit que je me sens à nouveau mal. A peine plus tard, je re-déballe le peu que j'ai remis dans l'estomac. Je suis à 4 pattes sur le sentier et les spasmes ne me font pas du bien. Un coureur me rattrapant me demande comment ça va.... eh ben, ça va aller... j'espère. Je repars et rattrape à nouveau Julia. Nous restons ensemble pour une bonne heure, pour monter le col Sapin et entamer la descente qui ne ressemble en rien au profil du programme de la course, puisque ça n'arrête pas de monter et redescendre alors que sur le profil ça ne fait que descendre. Nous rattrapons le coureur qui était avec nous jusqu'au replat de Malatra. Dans la nuit, Julia voit ou croit voir des lumières pas trop loin derrière nous. Elle me dit que c'est peut-être une femme, moi je pense que c'est aussi peut-être un Master 2... donc ne voulant pas être rattrapés, nous augmentons notre rythme dans la descente cette fois terminale. Mais il reste bien encore une demi-heure. Les racines et les cailloux jonchent le sentier, pas des plus facile de nuit. Je vais un peu plus vite que Julia qui n'arrive pas à suivre et j'arrive un peu avant elle à l'arrivée. Nous n'aurons pas été rattrapés. J'ai eu la chance de pouvoir repartir à chaque fois d'un bon pied après mes épisodes de vomissement. Seul le coca un peu salé m'a permis d'engendrer des calories. C'est un gel qui a tout déclenché et ensuite le sucré ne passait plus. Avec la chaleur, l'estomac a bien de la peine à supporter les grands apports d'aliments sucrés. Mais il ne faut pas se décourager ni trop s'apitoyer sur son sort. Il faut essayer de repartir et de remettre la compresse. Cette fois ça a bien fonctionné.
Julia gagne le scratch féminin en 18h51.12, 23ème du scratch
Je finis 2ème Master2 ou V2 en 18h50.23, 22ème du scratch. Bien contents tous les 2.
https://www.100x100trail.com/rankings/

News postée le : 14.08.2018

8 juillet 2018, K2 de Villaroger (Tarentaise)

Un K2 qu'est-ce que c'est? Un K1 à double. (Un K1, c'est 1000 m de dénivelé pour un maximum de 5 km) Un K2 c'est donc 2000 m de dénivelé pour une distance inférieure à 10 km, voilà les critères qu'il faut remplir pour s'appeler K2. Celui de Villaroger fait 7.6 km de long pour 2000 m de dénivelé. Le départ est situé dans le haut du village de Villaroger et l'arrivée au sommet de l'Aiguille rouge à 3227 m d'altitude précisément.
Cette année, environ 200 m après la mi-parcours, le premier névé était déjà là. Si on a pu courir sur le côté pour peut-être 200 m de long, ensuite on n'a quasiment plus quitté la neige ou la glace du glacier Varet.
Des pentes sont parfois très très raides, d'abord ce sont des prairies qui l'hiver sont des pistes noires ou rouges, puis la caillasse, cette année encore complètement sous la neige. Mais la neige n'était pas partout facile à courir ou marcher. Beaucoup d'inégalités de terrain et des parties très raides où les bras aidaient bien à se tirer pour parer le retour en arrière des pieds.
Il faisait très chaud à 9h30 à l'heure du départ et il semblait qu'il n'y avait pas d'air. Cela m'a fait prendre un départ où je n'avais pas de bonnes sensations. Il m'a fallu à peu près 350 m de dénivelé pour me sentir à l'aise et commencer à remonter le peloton. Je rattrapais alors sans arrêt. J'avais alors de bonnes sensations et le fait que personne ne pouvait me suivre me donnait aussi un tout bon mentail. J'estime que je devais me trouver autour de la 85-100ème place après 15 minutes de course. A mi-parcours, je passe en 49ème position selon le temps de passage. Avec le 19ème temps pour les 2ème mille mètres, je fais une super remontée.

A l'arrivée, je suis 2ème V2, 27è homme,28ème du scratch et j'ai perdu 2 places au sprint (pour le scratch), 2 gars que je dépassais à 50 m de la ligne, à la fin d'un mur, avant d'attaquer le final peu pentu. Je ne pensais pas être rattrapé et j'ai peut-être sous-estimé que leur retour était possible. Ils me dépassent à 10 m du tapis, à fond. Totalement surpris, ça m'a scié et j'ai fini quelques pas en marchant. Mais il faut dire que je sentais que j'avais vraiment tout donné. Depuis les 1500 m de dénivelé, je sentais que mon mollet droit avait tendance à ne plus répondre normalement, comme l'épaule gauche. Les crampes n'étaient pas loin. J'ai dû relâcher un tout petit peu au niveau des bras pour les soulager, sur une centaine de mêtre, à 10 minutes de la fin.
Finalement, ce départ assez mauvais m'a empêché de m'asphyxier et j'ai ensuite tenu un bon rythme jusqu'en haut. Sur les 2ème mille mètres, je fais le 19ème temps et je passe en 2ème position de ma catégorie à 150 m de dénivelé de l'arrivée. Je rattrape le 2ème V2 de l'an passé, alors que j'étais 6ème en 2017. Cette année, tous les temps sont de 6 à 10 minutes plus lent pour beaucoup de coureurs. La chaleur je pense et le manque d'air du départ et la neige bien plus abondante.
Julia a fait sa course, elle finit 2ème de sa catégorie, 7ème femme du scratch, 78ème au général H/F.
Nous sommes redescendus en courant alors que le téléphérique est à disposition pour redescendre plus de 1000 m de dénivelé. Mais le temps était trop beau et il faut aussi s'entraîner à descendre...
La semaine prochaine, ce sera plus de 7000 m de dénivelé autant en montée qu'en descente avec le Gran Trail Courmayeur de 105 km. Le K2 nous préparait aussi pour le K3 de Susa à fin juillet, qui part à 500 m et qui arrive à 3530 m d'altitude au Rocciamelone. A bientôt

http://www.l-chrono.com/resultats2018/tps_k2.pdf

News postée le : 09.07.2018

Craft Aravis Trail 47 km, 2750 m, le 23.06.18

Samedi 23 juin à 5h30 à Thônes, dans le massif des Aravis, nous avons pris part à cette manifestation où nous avons choisi cette distance au lieu des 66 km, pour être dans les temps à un autre rendez-vous en fin de journée.

 

Avec 3400 m de dénivelé d'annoncé, cela s'avérait assez corsé pour la distance, mais le dénivelé n'était finalement que d'environ 2750 m, positif et négatif. La distance, elle était juste.

 

En gros, il n'y avait que 2 grosses montées à peine entrecoupées de remontées après de petites descentes et donc 2 bonnes descentes pour arriver au 32ème kilomètre et un final de 15 km vallonné dont une belle descente avant 2.5 km quasiment plat pour finir. Les écarts se sont donc faits surtout dans les 2 premiers tiers de la course.
Julia termine 2ème de sa catégorie, 3ème femme et 29 du scratch en 6h09.15 sur 160 partants (142 H, 18 F)
Je termine 3ème de ma catégorie, 28 ème homme, 31 du scratch en 6h15.23.
Quand Julia m'a rattrapé, j'étais dans une mauvaise passe. Mon pied droit était aussi à nouveau enflammé depuis les 40-50 minutes de course. Cela fait quelque temps que ça empire toujours un peu plus. C'est à nouveau assez douloureux et m'empêche de donner le meilleur de moi-même, autant en descente qu'en montée ou à plat. Mais cela disparaît parfois et ça revient ensuite d'autant plus fort. Toujours très étrange mais très douloureux dans la demi-heure qui a suivi mon arrivée. C'est un robinet d'eau froide qui m'a un peu calmé, pour refroidir mon pied.
Site de la course: http://www.aravistrail.fr/ La date du 16 juin sur la liste des résultats suivants est erronée, C'était bien le samedi 23 juin 2018 : http://www.l-chrono.com/resultats2018/craft_aravistrail_47.pdf

J'ai un peu payé dans les parties planes un entraînement trop chargé la semaine passée, et probablement un manque de sommeil aussi. Les douleurs sont difficilement quantifiable pour savoir combien ça me coûte, car je serre les dents et j'essaie de tenir, mais il est clair que je ne suis pas à mon niveau dans ces cas-là. Je n'arrivais pas bien à allonger en raison de fatigues liées à mon entraînement de spinning en force de jeudi. C'est dans ses parties que j'ai perdu contact avec le 2ème de ma catégorie, à la fin de la première montée. Mais dans les parties les plus raides, je rattrapais.

Beau massif, un passage sur névé avant le Mont Charvin. Enormément de bénévoles sur le parcours, mais Julia s'est trompée entre le dernier poste de ravitaillement et l'arrivée et l'aller-retour pour retrouver le bon tracé lui coûte 6 minutes environ. Son temps sur ce secteur le témoigne. (entre Plan-Bois et le temps d'arrivée) Elle rattrape une seconde fois le 2ème V2 à cette occasion.

Prochaine course: le K2 de Villaroger le 8 juillet prochain en Tarentaise, avec 7.6 km et donc 2000 m de montée donc un week-end sans compét! Eh oui! A bientôt!

 

News postée le : 25.06.2018

Défi des 3 Villard en Oisans, 16 & 17 juin 2018

Pour une semaine de récup' après le swiss canyon trail, nous avons opté après 2 footings hebdomadaires, de reprendre avec un nouveau challenge. Certains trails qui m'auraient plus affichaient complets, donc nous nous sommes décidés pour 3 x 1 KV, soit 3 courses de 1000 m de dénivellation pour un total d'un peu plus de 17 km.
A savoir:
samedi matin à 9 h, 1012 m de dénivelé pour 5,4 km de 719 à 1731 m d'altitude entre Bourg d'Oisans et Villard Reymond. Petit plat au départ, puis montée assez régulière, un petit replat en haut et un dernier becquet.
Je fais 3ème de ma catégorie, 27è du scratch en 58.54, Julia 1ère de sa catégorie, 33è du scratch en 1h00.07
http://www.yaka-events.com/yaka-chrono/resultats

Samedi après-midi 16 h, départ à 4 km de Bourd d'Oisans, 6.3km, de 733 à 1624 m d'altitude, avec un plat au départ et un assez long plat au 3/4 de la course, puis 3 descentes entrecoupées chacune d'une montée. La dernière descente sur la route de 500 m environ m'a permis de faire le trou sur 3 coureurs, et Julia en rattrape 2 de ces 3 aussi. Un dernier becquet de 3-4 minutes pour finir à Villard Notre Dame met fin à une grosse montée de transpiration. A chaque fois, complètement trempe dans mon maillot et ma cuissette. Montée plus technique, avec des passages très raides dans la caillasse ou sur de très hautes marches soit taillées dans le roc ou dans la terre et des rondins pour retenir celle-ci. Grâce à cette 2ème montée, qui m'a bien convenu, je vais gagner 2 places au général par rapport au samedi matin, et sauver cette place dimanche matin, malgré que 2 coureurs m'aient battu le samedi matin et dimanche matin. Donc, ça vaut quand même la peine d'être à chaque fois à fond, si on se prend au jeu du classement général. Je finis 3è de ma catégorie, 26è du scratch en 56.11, Julia 1ère de sa catégorie, 28è du scratch en 57.35
http://www.yaka-events.com/yaka-chrono/resultats

Dimanche matin, 10 h, départ à 4 km env. de Bourg d'Oisans, 5.6km, de 720 m à 1720 m d'altitude prévu initialement, mais en raison de travaux de terrassement sur le tracé, l'arrivée s'est faite à Villard Reculas et nous avions que 850 m de dénivelé. Un plat de 700 à 900 m avant d'attaquer une montée tout en forêt, dans les feuilles des hêtres qui faisaient un tapis mou où le rendement n'était pas optimal. Une redescente de 500 à 700 m de long, avant d'attaquer un tronçon assez raide puis plus doux avec une centaine de mètres sur la route, un nouveau tronçon en forêt et un final en descente sur 300 m sur la route. Je prends à nouveau la 3è place de ma catégorie, 30è du scratch en 51.21, Julia 1ère de sa catégorie, 33è du scratch, en 52.38. http://www.yaka-events.com/yaka-chrono/resultats
Au final des 3 courses, classement général, je finis 3è de ma catégorie, Julia sort 1ère de la sienne.

A noter que chaque course était ouverte à des coureurs qui ne prenaient part qu'à une ou deux manche (s), donc qui peuvent interférer dans le classement de chaque course, comme le vainqueur des 2 manches du samedi.

Autant que Julia ou moi-même, nous remontons les concurrents à chaque course au fur et à mesure que l'on s'approche de l'arrivée. Nous partons sans nous mettre dans le rouge mais rapidement pour nos moyens mais je pense que pas mal de coureurs donnent trop d'énergie au début car déjà dans le 1er quart, nous remontons beaucoup de coureurs, puis de moins en moins puis de nouveau dans les 10-15 dernières minutes, 2 à 3 coureurs sur le final. Beaucoup de plaisir pour des efforts intenses qui ne laissent pas trop de marques musculairement, sinon l'impression d'avoir un peu les jambes lourdes. Mais après une nuit à 10 h de sommeil, je me sentais relativement bien. Au 2/3 de la course, j'étais sur les talons du 1er et 2ème de ma catégorie, nous nous suivions vraiment pas dans pas. Je ne les ai pas reconnu, ce sont eux qui m'ont dit à l'arrivée que cela les avaient bien relancés, c'était au moment où on attaquait la descente sur le single bien recouvert de feuilles de hêtres, de 500 à 700 m, difficile d'évaluer la longueur et j'ai peut-être un peu trop assuré, car on ne voyait pas trop sur quoi on posait les pieds. Magnifique organisation avec transfert gratuit pour redescendre à Bourg d'Oisans, apéro à l'arrivée avec grand choix de boissons et nourriture, repas d'après course adapté, varié, très bon à chaque fois et de ce fait, une ambiance magnifique car chacun ne pouvait qu'avoir le sourire tout au long du week-end. Sympathique planche de prix avec des produits du terroirs et un gilet pour courir, que demander de plus?
Classement du défi des 3 Villard par catégories:http://www.yaka-events.com/webchrono/files/classementcategoriedefi3villards.pdf
Classement final général du défi des 3 Villard: http://www.yaka-events.com/webchrono/files/classementgeneraldefi3villards.pdf
 

News postée le : 17.06.2018

Allez voir mes derniers poèmes

Un tout nouveau qui parle d'un traité de paix...paraphé à Singapur,
Bonne lecture, vous le trouvez aussi sur FB
http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=66

News postée le : 14.06.2018

Swiss Canyon Trail 105 km, 5000 m dénivelé, Val-de-Travers/CH

Magnifique Swiss Canyon Trail de 105 km qui en fait faisait 109.8 km pour 5000 m de dénivelé. Nouvelle appellation du Défi Val-de-Travers, puis du Trail de l'Absinthe. De nouveaux tracés à découvrir, dont les magnifiques gorges de la Poëta-Raisse et celle de Covatannaz. Nouvelle approche du Chasseron par de verdoyants vallons à la sortie de la gorge très sauvage. Magnifiques vues depuis la crête du Mont-de-Baulmes jusqu'au Col de l'Aiguillon, sur la mer de brouillard... l'atmosphère était assez tropical avec un air très lourd et humide en première partie de course mais la température était agréable. La descente du Col de l'Aiguillon, très très raide nous a été facilitée avec une corde tendue à laquelle on pouvait s'accrocher et se retenir. Passage assez court mais très prenant. Magnifique. La météo de ces derniers jours avait rendu quelques tronçons très boueux, spécialement après le hameau des Places. A force de courir tête baissée pour essayer de mouiller le moins possible mes pieds, je me suis égaré et 2 allers-retours me font perdre une bonne dizaine de minutes. Que justice, car ma première erreur de parcours après le ravitaillement du Col de l'Aiguillon m'en a peut-être fait gagner une ou deux. Au final, cela ne change rien au classement, mais cela me turlupinait l'esprit un bon moment. A l'arrivée, j'annonçais mes 2 erreurs, pour éviter tout quiproquo. Dans la 2ème ascension en direction du Chasseron, je décidais de forcer l'allure autant que faire se peut pour faire le meilleur temps possible et effacer tout doute de bénéfice qui aurait pu influencer le résultat final. J'ai montré que j'avais la forme. Au final, je finis 6ème sur 160 partants, 1er V2 à 1H09 du premier scratch.
Julia termine à une très belle 2ème place des femmes, 8ème du scratch H/F, à 6 min. 28 de la vainqueure Laurence Yerly, qui elle finit 7ème du scratch H/F. Je me savais chassé par Julia et connaissant sa capacité à très peu faiblir, je ne pouvais pas non-plus me le permettre. Pour avoir de l'énergie, je buvais 1.5 litres entre chaque poste, à raison d'une gourde de coca salé et d'une de boisson isotonique. J'ai pris 4 gels de 40 grammes, et 6 morceaux de gruyère salé qui me faisait le plus grand bien, ainsi que 2 bouts de banane, soit une entière. Pas de problème d'estomac, des descentes bien maitrisées sans trop perdre de temps, il faut dire que hormis celle de l'Aiguillon, elles ne sont pas trop difficiles. En montée, je me suis senti assez bien tout le long, preuve est que c'est spécialement dans ces parties que j'arrivais à rattraper du monde.
Très beau trail à recommander, avec toutes les sortes de terrain auxquels on peut s'attendre.
https://www.mso-chrono.ch/pdfs/results-scratch.php?race=973&import=6728
https://www.mso-chrono.ch/pdfs/results-scratch.php?race=973&import=6730

https://www.mso-chrono.ch/fr/results/973-swiss-canyon-trail-8-9-10-juin/dashboard

News postée le : 10.06.2018

EuroCross 10 km à Vienne le 1er juin 2018

Dans le cadre des banques nationales européennes et institutions bancaires européens, j'ai pris part à notre petit championnat d'Europe de cross des banques centrales, à Vienne. Un parcours était tracé dans le parc du Prater, poumon vert de la ville de Vienne, où un grand nombre de personnes vont faire du sport, des piques-niques, de la détente etc.... Le parc d'attraction du Prater se trouve à une extrémité.

Après mes 100 km du Passatore, j'ai fait 4 jours de repos et repris à Vienne avec un échauffement de 4 km, avant de prendre part à la course. Je finis 5ème de ma catégorie, je manque le sprint pour me battre pour la 3ème place en raison d'une erreur de parcours qui me coûte une quinzaine de secondes... et le 3ème finit 20 secondes devant moi. J'ai bêtement suivi le petit groupe qui était une dizaine de secondes devant. En 44.18, je ne sais pas ce que ça vaudrait sur route, nous avions 2 bosses par tour qui nous freinaient pas mal, surtout une descente dans l'herbe où il fallait se méfier des trous pour ne pas se tordre une cheville. J'étais 42ème sur 176 coureurs au scratch. Mes sensations étaient assez bonnes, même si je n'étais pas préparé au mieux pour ce genre d'effort intensif.

Ensuite, je me suis entraîné, idem le samedi matin et en fin d'après-midi et le dimanche, le long du canal du Danube avant le déjeuner et le long du Danube après avoir mangé. Un total de 92 km pour me remettre le corps en marche et préparer le swiss canyon trail. 

News postée le : 10.06.2018

100 km del Passatore, Firenze-Faenza, env. 1300 m de dénivelé

Pour ma part, j'ai pris part à une grande classique italienne, les 100 km del Passatore, reliant Firenze à Faenza en passant 2 cols des Apennins, soit avec environ 1300 m de dénivelé. Le départ avait lieu à 15 h aussi en pleine chaleur. 3066 dossards annoncés au départ,

je termine 101ème en 10h20.12, 5ème de ma catégorie.https://www.endu.net/en/events/100km-del-passatore/results
J'avais un peu les jambes lourdes de mon dernier week-end mais je gérais assez bien jusqu'au 85ème km, malgré un point qui m'a embêté depuis le 40ème km environ. J'avais aussi de la peine à supporter le coca qui me donne d'habitude de l'énergie et qui me permet de manger moins, mais là ça ne passait pas trop. Leur boisson isotonique était si diluée qu'elle ne m'apportait pas d'énergie et en prenant des gels, j'avais des problèmes, ce qui arriva fortement dès le 85ème km, je dus faire un arrêt d'urgence aux wc du ravito et je n'arrivais ensuite plus à tenir mon rythme. Je perds la 3ème place de ma catégorie peu après et je sors des cent premiers à quelques centaines de mètres de l'arrivée.

Ci-dessous, les temps de passage avec la position et la position pour le secteur couru, je finis mal...https://www.endu.net/en/events/100km-del-passatore/results/2018/40675/88

Toutefois, c'est une course qui mérite d'être courue, cela faisait des années que j'en entendais parler et que je me disais qu'il faudra y aller. Donc je me suis décidé mercredi et ça a fonctionné, hormis pour trouver un hôtel. J'ai trouvé un dortoir dans un très grand hôtel, genre auberge de jeunesse. J'ai vécu un drôle d'épisode durant la nuit. Au retour des 3 autres locataires de la chambre, très bruyant, j'ai été réveillé vers 2 h du matin. Une demi-heure plus tard, un immense tapage contre une porte m'a à nouveau réveillé. Je me lève avec ma lampe frontale pour me rendre aux wc, et que vois-je, un type appuyé contre le mur dans un léger coin. Je m'approche pour voir car il n'a pas l'air d'être bien et il est de toute façon sur le chemin des toilettes. Arrivé vers lui, je vois qu'il est en train d'uriner contre le mur, à 2 m maximum des toilettes. Je me suis un peu énervé, je l'ai insulté de porc... et je lui ai balancé ses habits dans sa pisse qui recouvrait le sol et barrait le passage pour aller au wc. Il s'est à son tour un peu énervé de voir son pull ainsi par terre dans sa flaque de pisse et m'en voulait un peu, mais une chaise dans les mains, je lui ai montré que je n'avais pas peur de lui. Il ne tenait pas debout et ni sa jeunesse de 28-35 ans ni ses 185 cm environ ne m'impressionnait. Finalement, sa copine et l'autre ont dit calmos, calmos, ou quelque chose comme ça, je ne sais pas de quelle nationalité ils étaient. Tout le monde s'est ensuite calmé et la nuit s'est après assez bien passée.

Question course, il y a des orchestres ou des discos ça et là dans les villages le long du parcours. Chaque 5 km, un ravitaillement. Beaucoup de monde qui encourage. Très bien organisé. J'ai pu m'inscrire tardivement, grâce à ma perf de l'Ultrathlétic Ardèche, ça aide parfois...
Jusqu'au 60ème km environ, j'ai couru de jour, puis la nuit est arrivée. Le seul problème est que la circulation n'est pas partout coupée et certains sont pressés de conduire, donc il faut rester vigilant, aussi en raison des vélos que l'on entend pas arriver. Comme on coupe les contours, spécialement dans la descente assez marquée du 2ème col, il vaut mieux jeter un oeil en arrière ou faire des signes avec les bras pour montrer qu'on va se déporter. Au final, un peu déçu mais résultat somme toute assez logique après mes 2 derniers ultras.

La semaine prochaine, le championnat d'Europe de cross des banques à Vienne. A bientôt

News postée le : 28.05.2018

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