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LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


Aux 6 h de Brugg/CH

Dimanche 25 septembre sur l’île de l’Aar à Brugg, nous avons couru les 6 h dans le cadre des 24 h de Brugg. Ceci pour nous préparer à notre défi personnel de cet automne. Pour Julia, ce sera les 24 h des championnats d’Europe à Albi, en France, du 22 au 23 octobre prochain.

Pour moi, ce sera la traversée de l’Australie en solo, de Sydney à Perth sur environ 3850 km, dans le but de battre le record de la traversée datant de novembre 2013, fixé à 38 jours, 12 h, 58 minutes, par le Français Patrick Malandain. Départ le 8 novembre à l’opéra de Sydney. D’autres renseignements suivront suite à la présentation donnée lors du souper de soutien du 13 octobre prochain au restaurant des Six-Communes à Môtiers.

Afin respectivement de ne pas se blesser avant ces échéances importantes, pour moi soutenu par un grand nombre de personnes et de PME du Val-de-Travers et du canton de Neuchâtel, nous avons pris le départ dans l’optique de faire un entraînement un peu poussé mais en en gardant sous la semelle. Durant les 2 premières heures, je courais dans le sillage de l’Allemand Daniel Raum (vivant en Autriche). Après 2 h, je me suis un peu endormi dans ce rythme contrôlé et j’ai perdu contact avec lui. A mi-course, j’étais dans mon planning de 11 km/h, assez à l’aise. J’ai ensuite gentiment eu Julia, ma femme, en point de mire. Cela m’a fait accélérer, afin d’y prendre un tour. Dans la foulée, je me suis mis à rattraper Daniel Raum, pas au mieux à ce moment-là. Il restait environ 1h30 de course. Il m’a talonné durant près d’une heure, foulée dans foulée, alors que j’imprimais un rythme plus soutenu. Je l’ai eu à l’usure, à 30 minutes de la fin, il commençait à lâcher pied et j’en profitais pour accentuer mon rythme pour faire un trou, me mettant en sécurité pour le final et éviter un finish au sprint. Ce que je ne désirais pas faire, pour ne prendre aucun risque musculaire ou tendineux, et contre un jeune de 34 ans, sans trop de chance de m’en sortir victorieusement.

J’ai couru 68.205 km en négative split, sans être cassé le lendemain, ce qui est tout bénéfique et réussi dans mon objectif. J’étais content du déroulement de la course, même si je sais que mon kilométrage n’est pas terrible.
Les premiers 3h, je totalise environ 33.6 km, les 3 h de fin, 34.6 km.

(j’avais couru 72 km il y a 2 ans, 6 jours après mon trail du Vulcain victorieux en V2 de 84 km dans la neige, mon record sur 6h à 76.977 km, en 2008).

Julia a gagné chez les femmes avec 66.579 km, 3è en tout, en tenant son planning du début à la fin, puisque son but était aussi de faire du 11 km/h pour un bon rythme, mais sans trop tirer sur la machine.

La concurrence était surtout engagée sur les 24 h ou les 12 h de course.

http://my1.raceresult.com/61676/results?lang=de#3_4E1FD2

News postée le : 26.09.2016

Nouveautés sur le site

Bonjour les amis, dans Expérience, course sur route de plus de 175 km, un compte-rendu de la Nove Colli 2016.
Dans Trails, un compte-rendu sur la Transpyrénéa, 2 articles de presse, un flyer et avec lui, la découverte d'un nouveau défi pour novembre 2016. J'en dirai plus d'ici un mois...Merci de votre visite, j'espère vous apporter quelques réponses concernant l'ultra ou comment nous fontionnons, Julia et moi. A bientôt!

News postée le : 18.08.2016

Transpyrénéa, 866 km 60'000 m déniv de rando raid

Du Perthus à Hendaye Plage par dessus les cols et par les fonds de vallée des Pyrénées, nous avons atteint notre but de rallier l'arrivée avec Julia, lors de notre périple effectué en couple. Nous avons pas mal crevé de faim, titubé de sommeil et de manque d'énergie. Le concept est très dur pour ceux qui n'ont pas d'assistance car avec 6 à 7000 calories pour 3 ou 4 jours, avec du snacking comme ravitaillement tous les 40 km environ, il manque clairement du consistant pour se refaire une santé et recharger clairement les batteries. La pluie nous a pourri les pieds seulement 3 ou 4 jours mais suffisamment par ailleurs pour nous ralentir par les cloques rendant les pieds douloureux. Nous avons dormi toujours moins au fil des jours, pour compenser notre rythme devenu par conséquent toujours plus lent. Le plus dur fut donc le manque de sommeil et le fait de ne pouvoir manger à sa faim, malgré des réserves complétées dans de rares villages traversés, ou aux refuges parfois. Nous avons quand même fait 2 ou 3 détours pour aller manger, tellement nous avions faim. Le tracker aurait été utile pour situer des coureurs perdus ou pour garantir que le GR 10 était bien suivi de tous. Malgré tout, ce fut une sacrée expérience. Merci infiniment aux bénévoles qui avec peu nous aidaient un maximum.
En finissant avec plus d'un jour d'avance sur la limite des 400 h, nous avons atteint notre objectif. A deux, les coups de mou ne sont pas toujours synchronisés, donc on perd forcément du temps sur un individuel. Mais on a l'avantage de pouvoir échanger sur le paysage, sur des impressions, de discuter et de s'entraider. Mes mollets m'ont joué de mauvais tours à la fin, je dois observer 4 semaines de repos de course. Alors aqua jogging ou vélo? La météo décidera....

News postée le : 10.08.2016

La Transpyrénéa, 866 km, 65'000 m...

Dès mardi 19 à midi, du Perthus, en route pour l'aventure de ce rando-raid à travers les Pyrénées jusqu'à Hendaye.
Avec autant de dénivelé et un paquetage d'environ 9 kg, nous n'allons pas beaucoup courir. Nous sommes en quasi autonomie alimentaire et les lieux pour dormir prévus par l'organisateur sont semble-t-il dépourvus de matelas. Donc ça va encore être à la dure, sur ce périple en non-stop. Julia et moi avons décidé de le faire ensemble. Nous allons gérer au fur et à mesure et il faudra je pense un peu s'adapter tout au long du parcours pour savoir quand se reposer et dans quelles conditions.... Lundi de la semaine passée, j'ai dû arrêter l'Etoile Savoyarde à mon grand regret après un jour, les mollets non-encore remis de petites déchirures (les échographies l'ont confirmé) entre le tendon et le muscle du mollet. C'est avec une séance de vitesse en côte, une semaine après le défi que je me suis un peu blessé. Une semaine de vélo sans course à pied n'a pas été suffisant pour que cela se remette. Donc mardi 19, cela fera en tout 3 bonnes semaines et cela devrait être bon. La marche est moins traumatisante, c'est du reste ce que j'ai dû faire à l'Etoile Savoyarde pour finir l'étape sans aggraver le mal. A bientôt et vous pouvez suivre en live: http://www.transpyrenea.fr/suivi-live/       sur le site de la Transpyrénéa http://www.transpyrenea.fr/

News postée le : 12.07.2016

Trail de l'Absinthe-Val-de-Travers, 75 km, 2950 m dénivelé

Voilà, pour la 13ème fois je suis venu à bout du Trail de l'Absinthe (anciennement Défi du Val-de-Travers) de 75 km. Course qui passe devant ma maison...et surtout sur mes sentiers d'entraînement et ma montée fétiche, qui accède au Creux-du-Van et au Soliat. Une 10ème place au scratch, 1er de ma catégorie en 8h18.35. J'espérais un peu mieux question chrono mais avec les pluies torrentielles de ce dernier mois, les pâturages et chemins de forêts étaient bien gras, ce qui rend les foulées peu dynamiques, car il faut d'abord s'extraire du bourbier... Du plaisir à retrouver d'anciens coureurs et connaissances durant la course et d'en faire de nouvelles au gré des kilomètres et ensuite lors de l'après-course.
Prochaine échéance connue, l'Etoile Savoyarde, 6 jours de course pour environ 350 km, du 4 au 9 juillet.

News postée le : 19.06.2016

Nove Colli 202,4 km, 3600 m de dénivelé

Dans les montagnes de l'Emilia Romagna et des Marches, avec arrivée et départ à Cesenatico, la boucle de la Nove Colli est tout simplement magnifique car le paysage est splendide et les routes empruntées sont tortueuses, variées à souhait et les côtes sont parfois très sèches, avec des pourcentages allant jusqu'à 19 %. Avec jusqu'à 35 degrés samedi après-midi et à nouveau un soleil chaud dimanche, beaucoup ont souffert de la chaleur. Les coups de chaud en ont gênés plus d'un. Sitôt l'arrivée franchie, la tête semblait être en feu et les crampes m'ont pourri les heures de récupération dimanche.

Depuis le début de l'année, je me trouvais en forme, spécialement dans les côtes, comme je l'avais constaté même en compétition, mais je peinais parfois dans les descentes des trails. Donc jusqu'à présent, mes résultats ne me satisfaisaient pas pleinement car je n'arrivais pas à être compétitif sur tous les secteurs. J'ai eu des aïeux horlogers, mon fils Florian a appris le métier.... donc j'ai remis ma pendule à l'heure en étant régulier et compétitif autant dans les côtes que dans les descentes. Et je suis remonté jusqu'à la 3è place overall, 2è homme en 22h35.05. Ce résultat me prouve que je pouvais attendre davantage de moi. J'ai réussi à donner le meilleur de moi-même tout au long de la course, qui s'est déroulée à merveille, aussi au niveau de l'estomac et de la digestion. Sans assistance personnelle, bien que la plupart des futurs placés dans les premiers en avaient. Brenda Guajardo, une Américaine de 39 ans a gagné la course avec un nouveau record féminin en 20h20, l'ancien lui appartenait déjà en 21h40.11...puisque cela fait la 3è année qu'elle gagne (auparavant sous le nom de Brenda Carawan le classement féminin uniquement en 2014 donc 21h40.11, 2è overall et 2015 21h41.20, 4è overall). Le 2è au scratch 2016, le 1er homme, l'Italien Federico Borlenghi termine en 20h41, à 39 ans également..

Julia établit une super performance à nouveau, elle termine 5è overall, 2è femme en 23h33 et en terme de personne, c'est la 2è meilleure femme des 15 premières éditions... seule l'Américaine Brenda Guajardo a fait mieux. A savoir que la course est neutralisée sur les 21.5 km du début en 2h minimum. Nous nous trouvions assez en arrière du peloton, puisque j'ai couru à 10 km/h environ et Julia encore plus lentement, puisqu'elle voyait la voiture balai pas trop loin derrière. Mais le 10 km/h représente un temps final de 20h et des poussières, donc nous savons que le fait d'être derrière et de tenir le plus longtemps un rythme proche de cela va nous donner un bon résultat. Car ceux qui partent trop vite se grillent. Les seuls 2 coureurs que je n'ai pas vu, car ils ne m'ont pas dépassé partant un peu plus vite que moi, sont Brenda et Federico, les 2 premiers. Donc, une fois de plus notre tactique a payé, car nous remontons au fur et à mesure des kilomètres. De plus, quand tu dépasses tout au long de l'épreuve, sans plus jamais te faire rattraper, tu chopes une pêche d'enfer et un moral très en confiance qui te porte. C'est une sensation magnifique. Si les descentes des 9 petits cols permettent d'aller parfois assez vite, les pentes très sèches, jusqu'à 19 % sur plusieurs centaines de mètres, sont toujours plus dures à escalader en courant. Mais notre force a été de les courir presque toutes intégralement, au contraire de bien des coureurs qui se mettent à marcher quand ça monte trop. Depuis le 84è km, où je passe en 18è position, soit en haut du 4è col, je n'ai plus jamais été rattrapé, car jusque-là, certains que je dépassais en montée me redépassaient en descente. Ce col, le Barbotto a des pentes aussi très raides et j'ai justement fait la différence dans ces parties là. J'avais un maillot à pois dans mes souvenirs...à honorer. La pleine lune nous a bien aidée aussi car la nuit était claire. Ma lampe ayant ses piles presque à plat, j'ai profité de descendre le 7è col en compagnie du 4ème que je rattrape juste après le ravitaillement situé au 7è col. Il a accéléré lorsque je l'ai rattrapé mais j'ai pu rester en sa compagnie et profiter du bon faisceau de sa lampe, pour éviter les éventuels défauts de la route. C'était aux alentours des 3h du matin. En rattrapant Andréa Zambon, le futur 4è de l'épreuve, Luca est resté en sa compagnie et j'ai pris le large. Pour être sûr d'avoir encore un peu de lumière pour la descente du 8è col que je pensais devoir faire en fin de nuit, j'ai éteint ma lampe et j'avais encore assez de lumière grâce à la lune. En la rallumant pour quelques hectomètres lors de la 8è ascension, le faisceau semblait à nouveau plus fort, comme si ma lampe s'était fortifiée. Au sommet du col, le jour se levait et il n'était plus nécessaire d'avoir ma frontale allumée. A noter que nous avons été accompagné en de maints endroits par des vers luisants et des lucioles, qui virevoltaient dans le faisceau de notre lampe frontale. Cela était bien plaisant de voir ces petites lueurs danser devant nous.

L'ambiance est au top à cette course, car les coureurs sont logés dans un hôtel et sa dépendance. Nous mangeons ensemble, avant et après la course. Nous sommes bien contents de retrouver des amis d'ultra, des compagnons d'un petit bout de route et de faire de nouvelles connaissances ainsi à l'heure des repas et du temps libre entre nos heures d'arrivée et le repas et cérémonie des résultats. A savoir que la Nove Colli rassemble aussi une course cycliste populaire et qu'ils sont 13'000 à courir, soit de nuit, soit de jour, sur 130 ou sur 200 km. Nous sommes souvent encouragés par les cyclistes de la course nocturne qui nous dépassent. A la descente, j'espérais vraiment qu'aucun ne loupe son contour dans les parties sinueuses et très pentues, car cela m'aurait fait perdre du temps, secours oblige....hormis qu'il aurait pu être très mal en point. J'en sais quelque chose, puisque mon épaule accidentée de ma chute à vélo m'a quand même obligé à devoir serrer les dents.... et essayer de ne pas trop la bouger pour tenter de l'oublier. Par contre, dimanche après-midi, cela devenait à la limite du supportable. Au repos, les douleurs se sont encore intensifiées.
Comme en 2005, j'ai eu un plaisir énorme à cette course et Julia était aussi enchantée de la découvrir. De nuit, nous avons pu contempler plusieurs fois la colline de San Marino avec des perspectives différentes ainsi que d'autres promontoires, comme le château de San Léo ainsi que la côte adriatique, tout illuminés. Question ravitaillement, quelques tartines au début pour calmer une sensation de faim, sinon 4 ou 5 gels pris en plusieurs doses, beaucoup de fraises et des bananes, quelques biscuits sablés, une barre énergétique au 168è km pour refaire un fond de solide car les gels ont fini par m'écoeurer. Au niveau boisson, je suis parti avec 1 gourde de sirop et une gourde d'eau pour m'arroser, puis j'ai continué avec soit une boisson isotonique, soit du thé froid, soit du thé chaud, du sirop sorti de mon sac à nouveau et du coca entre 2 et pour les 40 derniers kilomètres. Sortis de mes sacs déposés aux ravitaillements, 4 schweppes tonic water et 2 boissons énergisantes pour rester bien éveillé la nuit. Cela procure du changement dans le goût, puisqu'une fois de plus les liquides représentent la base de mon ravitaillement, que ce soit en prises ou en nombre de calories..

1: Brenda Guajardo, 20h20, 2 Federico Borlenghi 20h41, 3 Christian Fatton, 22h35.05, 4 Andra Zambon 23h17, 5 Julia Fatton 23h33. 161 coureurs au départ, 71 classés, temps limite 30 heures. A noter qu'en 11 ans, je ne perds qu'une heure et 5 minutes 17 sec. (en 2005, 4è en 21h29.48)
 

News postée le : 24.05.2016

Trail du Pays basque, 130 km, env. 7'000 m. dénivelé

Vendredi 6 mai à 5h du matin, à St-Etienne de Baïgorry au Pays basque, Julia et moi avons pris le départ de cet ultra-trail parcourant le tour de la vallée de Baïgorry par les sommets. Nous redescendions souvent jusqu'au fond de la vallée, avant de réattaquer une prochaine ascension, et tout ceci le plus souvent droit en haut ou droit en bas. Les semelles ont souffert car la pression engendrée par des pentes parfois à la limite de l'adhérence ont trituré les crampons qui en ont perdu des bouts. Julia, toujours fidèle à sa tactique, passe aux alentours de la 90è place au contrôle du 19ème kilomètre, et remonte allégrement au fur et à mesure des montées et descentes qui se succèdent. Au poste du 72ème kilomètre, elle pointe déjà à la 26ème place... pour finir 20ème au scratch sur les 280 partants et 2ème féminine. Super course où elle réduit son écart tout au long, car arrivant comme d'habitude à maintenir son rythme jusqu'à la fin, au contraire de beaucoup qui faiblissent drastiquement sur le dernier tiers. Pour ma part, j'avais un peu d'appréhension pour mon mollet qui avait une contracture depuis le trail des Roches. Au début, je ne sentais rien sur les 31 premiers kilomètres et j'avais un peu d'avance sur Julia, qui me rattrape grâce à une descente vertigineuse où je peine à rester debout et pétouille littéralement. Nous arrivons ensemble au poste du 31ème kil, Julia repart un peu avant moi et dans la montée arrivant au 34ème kilomètre, l'écart s'est stabilisé, je reviens même un peu tout en commençant à ressentir un point au mollet. La descente suivante me voit peiner autant qu'avant et je me refais dépasser par tous ceux que j'ai facilement doublé en grimpant. Et ce scénario se répète sur les montées suivantes, malgré que je dois faire attention comment poser mon pied pour ne pas trop mettre à contribution mon mollet, où je rattrape, mais je perds davantage de place en dévalant comme un escargot... Mes pieds chauffent affreusement, semelles trop minces, je ressens trop les cailloux et je ne sais plus trop comment les poser. Mes épaules sont comme crampées, je suis trop crispé, à essayer de ne pas trop mettre de poids sur mes pieds... mais chose impossible j'en conviens. A vrai dire, mis à part les montées où je me sens en forme, mais où je crains que le mollet resserre ou claque, sur le reste du parcours, je piétine. Je suis un peu victime des parties techniques qui me freinent terriblement au vu de la pose de mes pieds douloureux. Un mauvais choix de chaussures car mes pieds n'ont pas encore totalement récupéré de Milan-San Remo. Ils me brûlaient les semaines après la compétition même sans marcher, avec comme l'impression que des nerfs ont été écrasés. Et au vu du paysage de Baïgorry, j'ai cru que le parcours était majoritairement dans le gazon vert des montagnes assez arrondies... mais nous n'avons vu que les petits sommets entourant le village et ils sont trompeusement différents quand on les parcourt. Enfin, pas d'excuse à chercher sinon que ces différentes raisons m'ont fait abandonner, pour préserver surtout mon mollet dans l'espoir de participer à la Nove Colli, le samedi 21 mai prochain, 202 km sur route avec 3600 m de dénivelé réparti sur les 9 petits cols du parcours, comme le nom de la course l'indique. En continuant maladroitement sur ces pieds enflammés, je prenais le risque que mon mollet lâche. En arrêtant, j'étais content d'abréger mes souffrances aux pieds mais je garantissais mieux l'option de me préserver d'une blessure au mollet qui m'aurait empêché encore de courir à la Nove Colli. Et ma course était d'ores et déjà loupée, car je n'arrivais pas à descendre assez vite pour conserver mes positions au classement, améliorées grâce aux ascensions. J'ai quand même eu le temps d'admirer, en courant, un vautour vu la taille de l'oiseau et selon qu'on m'a dit ce que c'était. Le paysage était magnifique, les chevaux paissent dans les pâturages, les moutons aussi et le lait de brebis nous a régalé par plusieurs fromages différents dégustés aux repas. Une carcasse de mouton jonchait sur le sentier de course, peau retournée et vide de ses entrailles. Elle ne sentait pas encore la putréfaction. Course magnifiquement organisée par 380 bénévoles et la qualité des repas est bluffante, tout comme l'organisation et le suivi de la course, les points de contrôle, les ravitaillements, les soins à disposition etc... Bravo encore Julia! Tu m'as épatée...

News postée le : 13.05.2016

RTS La Première, émission des Dicodeurs

Au restaurant des Six-Communes à Môtiers, dans le Val-de-Travers, excellement tenu par Marianne et Pierre-Alain Rohrer, la semaine prochaine, de lundi 2 mai au vendredi 6 mai 2016, j'aurai la chance et le privilège d'être l'invité des Dicodeurs, sur RTS La Première, de 11h30 à 12h30, c'est une émission déjantée présentée par Laurence Bisang où on s'amuse bien sous forme de jeux et j'aurai la chance de parler d'Ultra-marathon et de mes livres.
Le lien de la RTS La Première:http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/les-dicodeurs/, vous pourrez ensuite réécouter sur le site.

News postée le : 28.04.2016

Trail des Roches 55 km, 2700 m dénivellation

A Saint-Dié des Vosges, le dimanche 24 avril par un temps hivernal nous avons couru ce trail en grande partie tracé sur des singles trails, des sentiers étroits pour le dire en français. Avec des pentes parfois très abruptes, puisque l'on montait droit en haut, je me sentais bien, spécialement dans les côtes, sans jamais être dans le rouge ni prendre de risques dans les parties techniques ou les descentes, car je me réservais un peu pour les grosses prochaines échéances et je venais de m'inscrire pour les 24h de Bâle. A l'heure actuelle, je ne sais pas si je pourrai courir car à 6 km de la fin, au 50è km, j'en avais 56.6 à l'arrivée, j'ai senti une forte contracture au mollet gauche, environ 100 m avant le dernier ravitaillement. Le fait de jurer et crier dans la forêt n'a pas fait partir la contracture, mais elle m'a permis de faire sortir ma rage, car je n'avais vraiment pas l'impression d'avoir pris des risques. Je perds de 8 à 10 minutes et 5 à 7 places au général, ce qui n'est rien et ne change pas grand-chose, mais cela m'oblige à être prudent et à me soigner ces temps pour ne pas aggraver la contracture. Après avoir dû marcher environ 800 m, j'ai pu recourir après avoir surélevé mon talon avec un bout d'écorce sous ma semelle. Julia me dépasse dans cet épisode, elle n'était jamais loin derrière moi et finit 2è femme, 1ère V1F. Trés belle course et bonne place pour elle. Pour ma part, je finis 5è V2, 63è en tout.

News postée le : 27.04.2016

Conférences Tour de France-Ultramarathon 12 mai 16 à Tramelan

Le 12 mai prochain à 19h30 au CIP de Tramelan (Jura bernois suisse) je donne une conférence sur le Tour de France FootRace 2015 en l'honneur des 30 ans du Cross-Club Tramelan. Nous faisons entrée libre avec collecte à la fin en faveur de l'hôpital de Lukla au Népal, de la fondation Nicole Niquille. Je parlerai de la douleur à dompter en course, du coaching en course, des différentes tactiques des coureurs, de la canicule et comment y survivre au mieux en courant... etc... avec une surprise pour la fin!. Vente de mes livres et dédicace pour ceux qui le souhaitent.
Faites-le savoir et venez accompagné ! http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/conference_sur_le_tour_de_france_footrace_le_jeudi_12_mai_2016_a_19h30.pdf

News postée le : 12.04.2016

Ultra Milano-San Remo, 280 km, 8è, 6è H

3è Ultra Milano-San Remo, et de nouveau à l'arrivée... J'ai eu l'honneur d'avoir un prix spécial pour être le premier à l'avoir réalisé mais j'ai dû en baver durant une trentaine de kilomètres quand des problèmes intestinaux me faisaient courir aux toilettes... mais marcher pour cause de manque d'énergie. Je mangeais, ça ne restait pas trop longtemps dans l'estomac. Et après plus de 26 h de course, manger devient difficile de toute manière. Mais le désir de finir ne m'a jamais quitté, j'ai eu des doutes quand à pouvoir atteindre San Remo par mes propres moyens mais je voulais vraiment essayer. Puis petit à petit, l'énergie est revenue en buvant du Schweppes et du coca et en mangeant des noix de cajous salées et à 4 heures de la fin, j'arrive à marcher de plus en plus vite, puis à courir de nouveau les 2 dernières heures, soit 17 km. Julia m'a rattrapé à 5 h de la fin environ et là, rien à faire, j'arrivais même pas à courir en descente. Elle fait une toute belle course régulière du début à la fin, fidèle à ses habitudes. Ravitaillée par 2 amis, Franco, notre masseur et un pro d'ultra, organisateur, coureur, ravitailleur, Gilbert.

Fidèles à moi, mes 2 amis Claude et Claudy m'ont ravitaillé à nouveau cette année. C'est aussi pour eux que j'ai tenu à finir, pour les remercier déjà des nombreuses heures passées sur la route et pour leur engagement total. Et si plus on avance en direction de l'arrivée, plus ça devient dur, c'est aussi toujours plus rageant d'abandonner, toujours plus proche du but. Donc il faut s'accrocher. Et puis le sentiment après avoir abandonné, je le déteste, alors je fais tout pour l'éviter car il me pourrit sinon trop la vie par la suite, de regrets et d'autres choses. Mon épaule accidentée d'octobre 2015 m'a aussi fait passablement souffrir, je n'arrivais parfois plus l'utiliser pour boire ou manger, cela faisait trop mal de lever le bras. Alors je le laissais immobile le plus possible. La main était si enfle à la fin d'être toujours pendante que j'essayais de la tenir un peu en hauteur, accrochée devant moi sans trop bouger l'articulation. Je ne pensais pas que j'aurais si mal, cela ne m'a pas aidé non-plus.

Sur la fin, ne voulant plus être dépassé alors qu'on me disait qu'un coureur revenait avec qui j'étais souvent proche depuis le 100è km, cela m'a aussi aidé à tenir de courir. Et l'écart s'est creusé. La météo a été assez chaude le vendredi après-midi, la nuit très venteuse avec un vent contraire en montant le Passo del Turchino avec 4 degrés au sommet. Samedi, ciel couvert, 12 degrés affichés, pluie dans l'après-midi. J'ai dû m'habiller car en marchant, je grelottais.

Au final, j'espérais un peu mieux mais je suis content d'avoir terminé et d'avoir bien limité la casse en 36h20. Deux femmes devant moi, dont Julia, 2è femme, en 35h14, 7è au scratch, qui explosent toutes les deux l'ancien  record de Silvia Llubics (40h17); le nouveau record en 32h43 est l'oeuvre de la Hollandaise Léonie Van den Haak, de l'équipe du 24h de Hollande. (24h= 221,4 km, 12h=131.4 km). Le record masculin passe sous les 30 heures, mais les records ne sont pas reconnus... nous avons dû faire une partie en voiture, environ 10 km annoncé au briefing, avec temps pris entre les 2 postes de contrôles. Pourtant avec mes 2 gps, nous avons bien couru 280, 65 km.
Belle aventure, équipe organisatrice très sympathique mais course parfois dangereuse avec le trafic, intense sur certains tronçons. La Croix-Rouge italienne aussi très attentive à savoir si nous allons bien, qui circule tout au long du parcours et qui tient plusieurs ravitaillements. 50 partants, 25 classés dans la limite, 1 personne finisher, hors limite, la cuvée 2016 a été plus propice à la réussite statistiquement parlant.

https://www.facebook.com/ultramilanosanremo#!/ultramilanosanremo/?fref=ts ou http://www.ultramilanosanremo.it/singola/the-course/
 

News postée le : 11.04.2016

Trail des Citadelles, 70 km, 3'500 m déniv.

le dimanche de Pâques 27 mars 16, nous avons couru, Julia et moi le trail des Citadelles avec un départ à 6h du matin. En raison du changement d'heure à celle d'été et du ciel plombé par des nuages bien épais et la pluie, nous avons couru de nuit environ 1h30 de temps. J'avais oublié de changer mes piles alors j'étais bien content de profiter du faisceau des lampes frontales des autres coureurs. Avec les jambes lourdes que j'avais au départ, je me suis retrouvé dans la masse et j'ai donc profité largement de l'éclairage ainsi gratuit. Après une trentaine de km, je me suis enfin trouvé mieux et avec l'ascension principale jusqu'au château de Montségur, ancienne forteresse Catharre, j'ai commencé à rattraper jusqu'à l'arrivée. La boue nous a très vite alourdit et décoré nos savates de manière uniforme. Les glissades étaient nombreuses et les trainings maculés en apportaient la confirmation. Mais le soleil est revenu progressivement et nous avons même pu avoir un peu trop chaud en fin de parcours. Les sentiers très techniques me ralentissaient trop à mon goût mais ne me permettaient que trop peu d'admirer le paysage, car la chute guettait si on ne regardait pas où on mettait les pieds...Finalement, je termine 4è V2 en 9h22.01 en 71è position sur 310 classés, un peu déçu d'avoir loupé le podium. Une semaine de grippe jusqu'à une semaine avant la course ne m'a pas procuré les meilleures sensations en début d'épreuve. Julia termine 4è V1F et 6ème F du général en 9h58.44, avec une toux tenace depuis une semaine déjà, donc pas au mieux de sa forme non-plus. L'essentiel était de faire une longue séance en prévision de Milano-San Remo de 285 km le 8 avril prochain, sans se blesser sur ce difficile parcours.

News postée le : 03.04.2016

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