Vous êtes le 195908 ème visiteurs

NOUVEAU LIVRE !

COURIR À PERDRE LA RAISON

 

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


2020.03.01 Trail du Petit-Ballon d'Alsace 55.4 km, 2200 m dénivelé

Suite à une semaine hivernale, avec chutes de neige, le trail du Petit-Ballon nous a emmené dans les pâturages sommitaux enneigés. Comme il avait également beaucoup plu, la partie inférieure de la limite de la neige avait en partie fondu et la neige était pourrie, grise dans la couche touchant le sol et c'était une grosse petsch qui mouille très vite les pieds. Cette partie s'est transformée en vrai bourbier avec les nombreux passages de coureurs. La pente étant assez raide, il failait être un sacré équilibriste pour tenir debout. J'ai réussi à ne pas tomber tout en ne devant pas trop ralentir ni perdre trop de rang dans cette partie. Les habits des coureurs qui avaient fait quelques chutes ou glissades étaient bien maculés de boue.

Le temps était agréable jusqu'en sortie de forêt. Là, sur les hauts tout près de la crête, le vent soufflait assez fort et il valait mieux être bien couvert. Ce fut un trail un peu hivernal sur les hauts et carrément printanier dans les vignes et dans la partie inférieure de la forêt, de toute beauté par endroit. Les pervenches, violettes, hépatiques, primevères étaient déjà en fleurs. 

Question forme, avec un état grippal que je traînais depuis quasiment début février, et une semaine "sans jambe" lors de mes 2 sorties d'essai d'entraînement, je ne m'attendais à rien de fameux. J'ai pris un départ dans la masse, en beau milieu de peloton. Ceci afin d'être obligé de partir lentement, pris dans quelques bouchons, dans l'optique de me ménager et de ne pas connaître un immense coup de mou en fin d'épreuve. C'était une bonne tactique, car avec 9 km de parcouru la première heure et 360 m de dénivelé, j'avais déjà de la peine. Par la suite, les bouchons se sont bien accentués en forêt en raison de l'étroitessse de certains passages et de quelques arbres déracinés en travers du passage. Cela me permettait de reprendre parfois un peu mon souffle, car dès le 18ème km environ, j'ai remarqué déjà une légère baisse de forme. Le ravitaillement qui va suivre autour du 20ème km va un peu me requinquer, car je vais doubler une file quasi ininterrompue pour les 3 derniers kms avant le sommet. Dans la descente principale qui va suivre pour nous amener au bas de la forêt, autour du 39ème km, je ne vais pas trop perdre de rang. Par contre, je vais être beaucoup dépassé jusqu'à l'arrivée, hormis dans les petites côtes où je rattrape un peu, car je manque de force et peine à reprendre mon souffle, malgré un rythme lent. (Rassurez-vous, je ne toussais pas....) Au final, je suis au beau milieu du peloton, à la 409ème place sur 955 classés, 5ème de ma catégorie et surpris de ne pas être davantage là-aussi plus mal classé. Je dirais que par rapport à certains coureurs que je connais, j'ai bien perdu entre 40 minutes et une grosse heure sur ce que je crois être encore capable de faire. On verra lors des prochaines courses si j'ai raison ou non.  J'espère en tout cas que les sensations seront meilleures, car j'avais aussi d'importants problèmes articulaires... comme si tout se liguait pour me faire ralentir. A une prochaine.... pour autant qu'on puisse encore courir suite à toutes les annulations d'épreuves dues au coronavirus....qui fait par contre courir la panique.

Julia courait le 28 km avec 900 m. Elle termine 2ème de sa catégorie à 3 minutes de la première de sa catégorie. Elle avait choisi cette distance et la faite sans être totalement à fond, pour courir une semaine plus tard le semi-marathon du CEP Cortaillod à Colombier.... mais justement annulé. Donc, relativement contente de sa prestation mais un peu déçue rétrospectivement au vu des événements à venir, elle aurait eu mieux fait de courir à fond...

News postée le : 09.03.2020

A 14h, Conférence sur l'ultra-marathon le 14 mars au Château de Valangin

Samedi 14 mars à 14h au Château de Valangin, dans le cadre du samedi des bibliothèques, je donne une conférence sur l'ultra, à la demande du Bibliobus neuchâtelois. A bientôt avec plaisir !

News postée le : 29.02.2020

Travail de maturité d'Orlane Gaudenzi,

Nouveau TM, la dépendance de l'adrénaline dans les sports extrêmes, avec interview de Nino Schurter, Géraldine Fastnacht, Didier Cuche, Yvain Jeanneret et... votre scribe du site internet.
http://christianfatton.ch/presse/_upload/2020.02_tm_orlane_gaudenzi_2019_20_la_dependance_de_l_adrenaline_dans_les_sports_extremes.pdf

Et les annexex avec les interviews des sportifs précités http://christianfatton.ch/presse/_upload/2020.02_annexes_travail_de_maturite_orlane_gaudenzi_2019_20.pdf
Bonne lecture, je vous recommande de le découvrir, comme les précédents TM du reste...

News postée le : 25.02.2020

Kristall Marathon à Merkers Thüringen le 16.février 2020

Nous avons vécu une très belle expérience, c’était très intéressant et spécial ce marathon sous terre ! Par 500 m de fond, nous avons parcouru 13 boucles de 3.25 km pour 42.25 km exactement avec 750 m de dénivelé total, soit près de 60 m par tour.
Le sol paraissait glissant car il brillait mais les semelles adhéraient sans mauvaise surprise.

Un casque et une lampe frontale étaient obligatoire, toutefois tous les coureurs n’avaient pas allumé leur lampe, comme moi par ailleurs. Je préférais la garder bien chargée pour une éventuelle panne du système électrique de la mine !

En début de course, j’avais très soif et j’avais l’impression de manquer d’air, il faisait 21 degrés et j’avais l’impression d’être un peu écrasé... pourtant certaines galeries avaient des plafonds assez hauts, mais d’autres nettement moins.

On a e été un peu surpris par le dénivelé et les pentes assez raides en montées et en descente aussi, moi il me fallait quelques pas de contrôle en descente avant de pouvoir me laisser aller, ça me faisait un peu mal au dos et à la hanche droite...les pieds ont chauffé aussi, je les recroquevillais dans les chaussures, sinon ça me brûlait trop devant où l´appui et la propulsion se font.

Ça ne m’a pas paru trop long mais j’étais content d’en finir quand même, il faisait assez nuit sur certains tronçons. Le paysage est très limité…Ces galeries de sel ne sont actuellement  plus exploitées. Elles totalisent 4600 km sur une étendue de 200 km. C'est dire s'il y a des galeries dans toutes les directions. Ce sel compressé, que l'on a pu toucher dans des chariots de mine mis en exposition ressemble à s'y méprendre à du cristal. Une immense foreuse haute de plusiseurs mètres et faisant dans les 10-15 mètres avec ses extensions pour ronger les sédiments de sel et de roche est en exposition. Elle avait été assemblée sous-terre. Actuellement, la salle utilisée pour diverses manifestations (concert, théâtre, sports, etc) fait 17 m de haut pour une bonne centaine de mètres de long. Il est possible de faire des visites commentées.

Lors de mon dernier tour , je fais le 14e temps alors que sinon je naviguais du 31ème au 51ème temps par tour. Cela m’a permis de rattraper plusieurs coureurs et finir ex-aequo à la 30ème place grâce à un sprint en silence derrière un coureur pour le surprendre au dernier moment. Je ne pouvais pas dire si j’étais juste devant ou juste derrière ou ex-aequo, car j’ai été étonné de voir l’arrivée 5 m avant la banderole… en fait c’était la puce d’arrivée et non la banderole qui faisait office d’arrivée. Un chronométrage très professionnel nous a permis de recevoir, sitôt l’arrivée franchie, un feuillet avec nos statistiques personnelles, soit le temps, la vitesse, le rang par tour etc... 

Très bonne ambiance , des mineurs-organisateurs toujours prêts à nous donner des renseignements sur la mine, son histoire etc… vraiment c’était sympa

Après une semaine où je luttais contre des états grippaux, j’ai encore eu un gros mal de crâne dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai été étonné en bien de pouvoir tenir le coup jusqu’au bout.

Julia boucle ses 13 tours avec une minute de différence entre le plus rapide et le plus lent.
Elle gagne le général des femmes en 3h31.50. Bravo ma Championne !
Je finis 3ème de ma catégorie en 3h44.25, 30ème du scratch, content malgré tout même si j’osais espérer mieux après mon temps de passage au marathon sur les 50 km de Rodgau, mais pour ça il ne faut pas être à moitié malade la semaine avant. Le mouvement c'est la vie, nous en avons eu une belle tranche. A bientôt!

News postée le : 18.02.2020

Travail de maturité d'Eva Lepetit, Du simple plaisir de se dépenser à l'angoisse de ne rien faire

Un nouveau travail de maturité, qui traite de l'addiction, dans le sport et en parallèle avec l'alcool.
http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/2020.01_tm_eva_lepetit_du_simple_plaisir_de_se_depenser_a_l_angoisse_de_ne_rien_faire.pdf
Bonne lecture

News postée le : 18.02.2020

2020, et ça repart pour un tour! 50 km de Rodgau le 25 janvier

Pour la 5ème fois depuis 2010, je commence ma saison par ce 50 km qui est une classique de reprise en Allemagne. Plus de 900 coureuses/coureurs pour affronter les 10 tours de 5 km. A l'arrivée, 565 classés/classées.
La météo était parfaite pour courir et le terrain, aussi. Pas de surface gelée comme c'est déjà arrivé.
Suite à un bon entraînement sur 30 km, j'espérais que ma forme serait pareille et qu'elle tienne les 20 km supplémentaires.

Je me fais un peu aspirer par le peloton et pars un peu plus vite que prévu. Je tiens bien les 30 premiers, je suis plus rapide de presque 3 minutes à mon temps de référence fait à l'entraînement. Cela devient gentiment dur mais je limite la perte de temps jusqu'au 42ème environ. Je comptais près de 5 minutes sur Julia à mi-parcours. Sur le tronçon où l'on se croise, entre le 2ème et le 3ème km, je revois Julia alors qu'il reste 2 tours. Je suis sûr qu'en gérant, ces 2 minutes d'avance devraient me suffire pour rester devant. Mais non... justement, au tour suivant, l'avance a quelque peu fondu, comme prévu mais le pire est que mes muscles de l'intérieur des cuisses se mettent à cramper. Ma salière, qui m'accompagne bien heureusement me sauve des crampes totales mais je peine à lever la jambe gauche surtout car elle coince... et mon rythme devient bien trop lent pour maintenir mon avance sur Julia. Sur les 6.5 derniers km, je vais perdre 4 minutes 50 sur elle, qui il faut le dire, fait une splendide remontée depuis le 25ème km. Elle court en négatif split, soit une deuxième moitié nettement plus rapide que la première. Son temps après 25 km lui donnait 4h24 si elle tenait le même rythme.

Elle termine en 4h16.54, 3ème de sa catégorie, 11ème du scratch femme. Bravo, comme d'habitude, elle a fait tout juste. Sa forme n'est pas encore au top, elle n'est pas encore plein pot dans l'entraînement. Après des vacances de randonnées de 2 semaines, nous avons juste 3 semaines de course dans les pattes.

Si je doublais mon temps du 25ème, j'aurais fait un peu moins que 4h13. Je termine en 4h20.44, à la 5ème place de catégorie, 128ème scratch h/f. Donc, pas trop bien question gestion de l'effort. Un peu trop motivé au départ et la courte période de reprise d'entraînement ne m'a pas permis de limiter la casse au-delà du 40ème km. La chose positive est que sur 30 je me sentais aussi bien qu'à l'entraînement chronométré mais en étant plus rapide. Et l'essentiel est surtout que nous avons eu du plaisir. Plaisir d'après-course de retrouver aussi beaucoup d'amis et de papoter jusqu'au démontage de la salle. Bon, il reste du travail pour le reste de l'année.... A bientôt

News postée le : 28.01.2020

Lyon-Sainté-Lyon 152 km, le 30 novembre-1er décembre 2019


Pour la première fois de manière officielle dans le cadre de la Sainté-Lyon (Saint-Etienne-Lyon 76 km cette année), qui en était à sa 66ème édition, un aller-retour était organisé et donnait lieu à un classement distinct. >La Sainté-Lyon, c'est environ 7000 coureurs solos et 17'000 au total avec les différents formats de relais à 2, à 3, à 4, en mixte, en F/H et diverses distances sont proposées, soit 12, 23, 44 et 76 km. C'est peut-être le plus grand rassemblement de coureurs traileurs du monde?

Le départ de l'aller était donné à la salle Tony Garnier à Lyon à 9h30 samedi matin avec une météo agréable. Il fallait avoir le tracé sur une montre ou sur son téléphone portable. Je n'ai pas réussi à charger le tracé sur mon natel.  Beaucoup de coureurs se sont trompés à l'aller, comme nous aussi et nous avons constaté au retour où nous avions fait des erreurs. Nous avons bien perdu 40 minutes. Il n'y avait pas de balisage dans le sens Lyon St-Etienne et à plusieurs carrefours, nous ne pouvions pas voir les panneaux du balisage du sens St-Etienne-Lyon car il n'y en avait simplement pas à proximité. Il n'y avait pas de chrono sur les 76 km de l'aller mais il fallait arriver en moins de 13h.

C'était à chacun de gérer son temps de course, rapide ou lent et de ce fait de pouvoir se reposer plus ou moins longtemps à Saint-Etienne, en vue du retour chronométré. Un classement était réservé pour les coureurs qui faisaient l'aller et le retour. Il y avait sauf erreur 300 places disponibles pour cette épreuve. Après nous être restauré d'une assiette de spaghettis à notre arrivée à St-Etienne, nous avons pu nous coucher 40 minutes sur notre matelas gonflable, sorti de notre sac d'accompagnement. Nous nous sentions en forme au départ pour le retour. On espérait pouvoir dormir plus mais avec une grosse bourde de parcours avec une dizaine d'autres coureurs, nous avons galvaudé notre temps de récupération. Une seconde erreur à l'entrée de St-Etienne, due à une erreur du tracé GPX qu'un coureur avait sur sa montre-GPS nous oblige encore à faire de l'escalade par-dessus un haut portail métallique, car nous nous retrouvions coincé dans un cul de sac.

Les heures de départ pour le retour étaient de 23h30 à 0h30, à raison d'un départ chaque quart d'heure. Nous partions avec la première vague.

La météo s'est détériorée et il commençait à pleuvoir vers 23h45, et rapidement assez fort. Le terrain, déjà bien humide devenait très rapidement un gros bourbier. Le piétinement d'autant de monde transformait le sol avec plus de 10 cm de boue. En côte, ce sont des vagues d'eaux boueuses qui dévalaient les sentiers. Parfois, des immenses flaques étaient quasiment inévitables. C'était très glissant et l'équilibre était assez précaire en descente surtout avec la boue qui cachait bien des pièges. J'avais passablement mal aux chevilles après la course malgré un abandon pour moi au retour vers la mi-parcours, en état d'hypothermie. Je n'arrivais plus à gérer mes mains pour ouvrir mon sac à dos et changer ma lampe frontale à la batterie déchargée, ni à m'habiller plus chaudement. J'ai dû demander de l'aide à des coureurs d'abord puis à des spectateurs pour qu'ils enroulent ma couverture de survie autour de mon haut du corps et renfiler ensuite ma veste imperméable (enfin vendue comme telle mais existe-t-il un habit imperméable et un peu respirant?) Mais c'était trop tard et mon rythme dans cette boue était trop lent pour que j'arrive à me réchauffer un peu.

Dans ces conditions très difficiles, Julia, ma championne de femme, fait une excellente course pour terminer 2ème femme, 35ème du scratch H/F, en 11h09.44, à seulement 3 minutes 1 seconde de la première femme, la Roumaine Florina Vasutiu, créditée de 11h06.43, 33ème du scratch H/F.

https://saintelyon.livetrail.net/classement.php?course=152km&cat=scratch

https://www.saintelyon.com/

C'était une expérience somme toute intéressante et avec un monde pareil, il faut reconnaître que si tout n'est pas parfait (queue dans les tentes pour se ravitailler) c'est une organisation efficace pour transporter les sacs, nous offrir un repas chaud à l'arrivée, nous servir à manger et des boissons, cafés, thés au départ le samedi matin, les bus pour ceux qui abandonnent, etc...mais à la lecture des comptes-rendus des précédentes éditions et à entendre certains coureurs ayant plusieurs fois participé, les conditions sont parfois dantesques et c'est presque normal de trouver cela à cette course. La compét, c'est fini pour cette année 2019. A bientôt tout de même avec un compte-rendu du Trail des Truffières...

News postée le : 03.12.2019

Julia au 24h des Championnats du Monde d'Albi 2019

Vous pouvez lire dans les articles de presse, 2 articles au sujet du résultat de Julia à Albi. http://christianfatton.ch/presse_articles.php
Elle prend une bonne 20ème place avec 221.365 km.
Elle est partie à 10 km/h pour essayer de battre son record de 2017 de 236 km. Elle a bien tenu le coup jusqu'aux 17 h, voir 18h où le record était encore possible. Mais ça devenait dur... Comme beaucoup d'athlètes, elle a fini le dernier quart plus difficilement, peut-être en raison de la chaleur du jour d'avant... Elle perd quelques places puisqu'elle a été un moment 15è. Elle va même être 23ème mais sa ténacité va lui permettre de revenir à la 20ème place. C'était très serré derrière elle, puisque la 22ème n'est que 165 m derrière. C'est dire s'il fallait lutter et serrer les dents jusqu'au bout. Avec l'équipe d'Allemagne, elle décroche le bronze par équipe, après déjà à Brive en 2010 et Belfast en 2017. 

News postée le : 04.11.2019

Course OPEN 24h d'Albi 26 & 27 octobre 19, dans le cadre des CM

Petit retour sur les 24 h d'Albi que j'ai couru dans l'épreuve OPEN, et heureusement...

Rapidement, enfin après 4h j'ai ressenti des jambes vides alors que je m'étais plusieurs fois ravitaillé en gels et régulièrement en boisson. J'avais 39 km, donc, je ne crois pas que c'était la vitesse. Après 6h, je n'arrivais quasiment plus à trottiner. Je me suis arrêté 5 minutes sur ma chaise et j'ai mangé et bu et réfléchi. La forme n'était bizarrement pas là du tout, mais alors vraiment absente. Que faire, continuer? Pour quel résultat? Et si ça repartait? Début 2019, mon but pour cette année était de n'abandonner aucune course. Ce but était censé me préparer à rester dans le coup et passer les crises lors de mes ultras, en prévision d'être bien préparé mentalement pour le SwissPeaks 360 km, afin d'éviter l'échec de 2018. Tout ça m'avait bien réussi jusqu'au SwissPeaks que j'ai terminé. A présent, c'était derrière.

Mais j'ai continué tout de même jusqu'au terme des 24h, (154.877 km, c'est assez misérable) pour ne pas connaître d'abandon en 2019. Il me reste normalement 2 courses.

Une fois cette décision prise, c'était clair dans ma tête que j'allais tenir et arrêter de me poser toutes sortes de questions, ça ne va pas? Ce n'est ni la première fois et certainement pas la dernière mais ça me forge mon caractère direction crocheur quand même assez indispensable dans l'ultra. Cela m'aide à passer les futures périodes néfastes de mes prochaines courses. Et j'ai dit quelquefois que je ne voulais pas de pitié de certains coureurs qui avaient visiblement de la peine à me voir marcher... J'étais positif malgré tout et de bonne humeur. J'ai eu plusieurs belles discussions avec quelques athlètes amis ou inconnus pour moi. 

J'ai beaucoup couru cette année et la préparation pour me remettre à la route était assez courte après le SwissPeaks 360 mais je crois que j'étais assez bien préparé tout de même. J'ai été à la limite des périostites avec la reprise du bitume comme surface d'entraînement à raison de 2 semaines à 150 km, au faîte de ma préparation.

Une très forte migraine m'a réveillé vers les 2 h du matin avant la course. Mais je ne crois pas que ça ait joué un si grand rôle à me voir à bout de force après 6 h.

Cet épisode me rappelle plutôt d'autres contre-performances, voir d'autres plantées monumentales dont une avait été à l'origine de la découverte de ma thyroïde atrophiée. Suite à des contrôles sanguins pour essayer de comprendre ce qui ne jouait pas.

Je pense donc, même si cette fois je ne suis pas encore allé faire un contrôle sanguin, que ma thyroïde a dis-fonctionné.

Toutefois, en marchant ainsi sur le parcours et en prenant garde de ne pas gêner les coureurs, en prenant mes contours au large, j'ai pu profiter du spectacle en y étant au plus près. Avec le niveau qu'il y a eu à Albi, c'était intéressant de voir ces vedettes tourner...

Grand plaisir aussi avec les nombreux encouragements pour ma persévérance, que j'ai reçu de personnes que je ne connaissais pas mais qui sont restés de longues heures en bordure le samedi et qui sont revenus le dimanche. Certains étaient surpris de me voir toujours en route et m'ont dit mais vous êtes indestructibles, vous… Oui, le mental était là mais c'est malheureusement tout ce que j'avais. J'aurais quand même bien voulu avoir au moins la force de courir. Beaucoup d'amis coureurs sont passés en spectateurs et ça m'a fait très plaisir de pouvoir discuter de quelques mots durant les 24h ou avant, ou après la course. Le Week-end a été beau malgré tout et c'est bien là le problème, cela m'incite toujours à rester  dans l'ultra!

News postée le : 03.11.2019

2 x 6 heures de Vierzon et EcoMarathon Ticino, Pavia

les 5 & 6 octobre 19, nous courions 2 x 6 h dans les cadre des 24h des Quais du Cher à Vierzon. Le parcours tracé en partie sur une grande place et au long d'un espace vert, traversait aussi une salle d'exposition en diagonale où le ravitaillement était situé. A l'intérieur également, des rangées de tables de part et d'autre du parcours pour les ravitaillements personnels.

Une inconnue demeurait en prenant le départ, était l'intensité à donner le 1er jour, de 11h à 17h. Car le lendemain, il fallait si possible être en forme pour le 2ème 6h, de 5h à 11h et finir de courir avec les athlètes qui finissaient leur 24h. J'ai opté pour un rythme à peine supérieur à 10 km/h, Julia pour un bon 10,5 km/h. J'arrive à tenir assez bien mon rythme qui qu début me semble assez facile. Je vais faire 62.8 km, Julia en a 2 de plus, mais nous sommes arrêtés à la fin du tour après avoir couru 6h de temps. Donc, je suis arrêté à 6h et 4 minutes 30, Julia après 6h et 4min 15. Le dimanche matin, nous devons patienter ces 4 minutes et quelques secondes pour avoir le droit de repartir. Nous partons donc les uns derrière les autres en fonction du temps du jour d'avant. A ce jeu-là, je pars le dernier et je ne me rapprocherai pas de Julia, qui va bien plus vite que moi. Elle retrouve son tempo du jour d'avant, comme le futur premier, Steeve Gault qui double aussi son kilométrage pour le porter à plus de 132 km, Julia fait pareil pour en parcourir 128.5. Moi, je peine avec un estomac balloné, le déjeuner n'a pas bien passé et cela me fait un souffle court. Les jambes sont aussi pas mal fatiguées, assez lourdes à soulever. Il me faut quelques tours ou environ 45 minutes pour commencer à me sentir mieux. Je vais faire du 9 km/h, pour un total final de 117.8 km. C'est différent d'un 12h d'une traite, mais je suis tout de même satistait car j'ai pu faire mieux que mes 2 derniers 12h, l'an passé en septembre après le SwissPeaks et ce printemps à Belgrade. J'ai profité de voir comment je supportais les gels pour me ravitailler et d'autres aliments.
Au final, Julia est 2ème et je finis 3ème scratch... sur 6! Aucune autre femme au départ.
Nous étions les 3 premiers à courir dans l'optique d'un bon week-end d'entraînement en vue des 24h des Championnats du monde à Albi, les 26 & 27 octobre prochain. Enfin, Steeve et moi courrons en OPEN, course parallèle organisée pour quelques anciens d'équipes nationales principalement, ou de jeunes loups qui tentent de rentrer dans l'équipe, comme  Steeve. 

Une semaine après, à Pavia, un trail de 60 km mettait un terme à notre préparation pour une ultime longue sortie de 5h36 et 5h37, moi juste une minute derrière Julia. Elle m'a rattrapé après  38 km, moi qui avait peur du délai de passage après 35 km, je suis parti un peu plus vite et si j'ai un peu perdu mon rythme autour du 25ème kilomètre, c'était aussi en partie aux nombreuses petites bosses et trous hauts de 2-3 mètres seulement mais très raides et qui cassaient bien le tempo. Mon dos m'obligeait à me contrôler dans ces petites descentes et ces passages en montagnes russes. J'avais quelques douleurs qui me gênaient pour les assimiler et les passer en souplesse. La course faisait 60 km mais nous remontions jusqu'au 35ème km le fleuve Ticino, qui se lance dans le Pô . Là, pour le retour, nous le redescendions de l'autre côté en empruntant moins de seniters tortueux et bosselés. Ce qui favorisait un retour plus rapide. J'arrive à m'accrocher à Julia, parfois je suis même devant elle. Nous nous faisons rattraper par un coureur au 40ème, mais il va flancher dès le ravitaillement du 45ème et je lui prends 5 minutes, de même que 3 autres encore davantage victime d'un coup de barre et qui vont perdre jusqu'à 40 minutes sur les 12 derniers kms. En faisant un retour au calme à contresens du parcours sur 2 km, je vais les recroiser alors que je suis encore allé à l'auto pour me mettre au sec et me défaire de mon sac de course. Au repas d'après course, nous discutons avec un nommé Michele, qui nous avoue avoir fait son premier ultra, et dans la foulée, plusieurs femmes à notre table disent la même chose. Sans doute qu'il y en avait donc plusieurs et que certains ont justement payé le fait de dépasser leur distance habituelle avec un départ un peu trop rapide qui rend la fin de course pénible. Le parcours méandrait dans le parc naturel Ticino qui suit cette grosse rivière. Plusieurs sortes de végétations et de biotopes ont été parcourus et nous avions l'impression d'être loin du monde. Nous avons bien traversé un ou 2 villages mais le lit du cours d'eau se creusant dans la nature, nous ne voyions que rarement des maisons ou des toits au loin. 

Nous espérons que ça jouera à Albi, moi j'espère mieux passer qu'aux 24h de Tullins ce printemps et dépasser les 200, 210 km. Je ne rêve plus trop... Julia, elle, je la sens bien en forme, déjà après son bon temps et sa médaille de bronze aux 100 km du championnat d'Allemagne dans sa catégorie, 5ème femme en 8h53. Et son double 6 h a aussi montré qu'elle faisait mieux qu'un 12h d'affilée. Et il me semble sans qu'elle se donne à fond, comme au trail de Pavia.  à bientôt

News postée le : 23.10.2019

SwissPeaks 360, du Glacier au Léman, 362 km, 26'500 m dénivelé

Le Swisspeaks 360 m’a comblé cette année, 1er V3 et 17 au scratch en 112h56 min après une belle remontée depuis le 224e km situé au ravitaillement de Planproz où je fais mon dernier vrai roupillon, d’une heure. Une dernière sieste de 15 minutes à Conches au-dessus de Morgins me permettra de tenir jusqu’à l’arrivée du Bouveret.

J’ai été accompagné par un autre coureur, Benjamin, depuis Champéry pour finir le travail à 2. Les derniers km sont toujours très ou trop longs donc cela nous a bien aidé de ne pas être seul pour ce tronçon que je n’apprécie pas spécialement, car un peu trop tortueux à flanc de coteaux. La pluie et le brouillard et le vent depuis les hauts de Champéry n’on rien arrangé non plus au niveau du plaisir. Les nombreux messages reçus par différents canaux du net alors qu'il me restait plus de 20 km montrent le décalage qu'il y a entre le spectateur et le coureur. Pour moi, tant que je n'avais pas passé la ligne, il n'était pas question d'être euphorique. Il fallait finir avant tout. Une chute est si vite arrivée et j'en ai fait l'expérience encore sur la crête frontière qui domine les pistes de ski, enfin, le domaine skiable de Châtel, quelques kilomètres auparavant. La pluie avait rendu le calcaire particulièrement glissant et par 2 fois, je n'ai rien vu venir, je me suis retrouvé à terre, parmi les roches affleurantes. Elles peuvent vite faire mal si un genou tombe dessus. 

Mais comme je suis heureux d’en être arrivé au bout ! Car c’est assez monstrueux comme effort en dormant un minimum, 7 siestes pour 5h25.

Mais revenons au début de l'aventure; Mon hôtel était situé à 50 m de la ligne de départ. Chambre mansardée du 3ème étage, avec vue sur la vallée descendante et sur la rue principale avec l'arche de départ. A 9h30, mon sac est enfin prêt et je réponds encore vite fait à quelques messages et e-mails sur mon iphone. Dans une demi-heure, on part... je me baisse, me relève un peu sec et me tape la tête sur une arête d'une poutre de la mansarde, un bon coup qui me fait voir un peu les étoiles. 
Je confie mes sacs aux bons véhicules, qui pour l'arrivée, qui pour les bases de vie. Je me place dans le peloton et discute avec Cornelia jusqu'au coup de pistolet libérateur. Je trottine et il me semble ne pas avoir de jambes, la sensation est mauvaise. Est-ce l'appréhension de ce parcours que je trouve monstrueux? Il est clair que ces 2 derniers jours, j'ai profité de travailler dans mon jardin pour penser à autre chose, Est-ce cela qui va me coûter une grossse frayeur? Après 33 minutes 30 et environ 339 m de dénivelé,  c'est le souvenir que j'ai de mon écran consulté juste après l'événement qui m'a presque bloqué le dos en lumbago. En tirant un peu plus pour grimper des hautes marches de pierres, j'ai senti que mon dos se tendait subitement. Je connais bien ce phénomène, car je suis abonné aux lumbagos depuis mes 40 ans. J'arrive à en éviter certains en protégeant mon dos des courants d'air, l'hiver principalement, mais parfois il se bloque par un faux mouvement, comme en 2018, en me relevant des WC, le jour avant les 100 km de Seregno. Durant une heure, je ne sais pas trop ce que ça va donner, mais il va finir par se détendre. Toutefois, je vais ressentir une piquée entre les vertèbres quelques fois durant la course, mais cela ne va plus m'inquiéter. Mais non, pas ça... pas maintenant, non... sont les premiers mots qui me sont sortis quand cet épisode a failli me laisser sur le carreau. 

Une chute qui m’a vu me fêler une ou 2 côtes au début en tombant sur ma gourde. Je vais détendre un peu le serrage du sac pour éviter des frictions douloureuses sur le côté droit, vers les flottantes. A l'heure où j'écris ces lignes, une semaine après mon arrivée, j'ai toujours mal et peut-être davantage qu'en courant! Tant mieux, mais je n'y comprends rien. 

Une autre chute en bas du Col de Barberine qui me fait comme un Caran d’Ache sur la cuisse gauche et où je casse un bâton carbone.
Avec un seul bâton, ce n'est pas facile, donc je vais essayer de trouver un remplaçant. A la vue de piquets pour barriière électrique, en bas du Col d'Emaney qui suit, je me dis que ça peut faire l'affaire. Le fil est entouré autour de cette tige plastique qui a l'air quand même assez solide et haute d'environ 1 m 10. Je me fais secouer 2 fois en essayant de libérer le piquet et j'abandonne. Le courant n'était pas trop fort, au contraire de la barrière à moutons, grillagée en fils, que j'avais soulevée au Chummerfurgge, le Col qui suit la Blinnental au-dessus de Reckingen, le 1er jour. Ce jour-là, j'ai soulevé la barrière en déplantant un piquet afin de la passer par en dessous, c'était un quadrillage et non 2 ou 3 fils tendus. Le hic, c'est qu'en prenant le piquet par la pointe métallique qui sert à le planter dans le sol, j'ai repris une décharge assez forte, j'étais au sol en train de passer et j'ai failli tout lâcher mais au dernier moment, je l'ai encore tenu afin d'être sûr de ne pas être empêtré dans la barrière et de prendre d'autres décharges. Heureusement, l'espace entre les décharges était assez grand pour que je n'en subissie qu'une. Mais elle m'avait bien secoué le bras et l'épaule. 

Retour au bas du Col d'Emaney. Ce piquet électrifié est donc resté en place... mais par chance, en montant davantage, je trouve plus haut quelques piquets au sol. Un est fortement abimé et je soulage un peu ma conscience en me disant qu'il est moins dommageable que les autres. Il va me servir à garder l'équilibre. Je vais le déposer à l'arrière d'une ferme, peu avant Champéry, au côté d'un autre. J'avais un peu mauvaise conscience mais je ne suis pas sûr que sa pointe à qui les renforts latéraux pour la stabilité étaient cassés, le fasse encore tenir correctement. 

Pour en revenir aux 2 chutes principales, aucune des 2 ne m’a vraiment freiné même si par moment j’avais de la peine à lever la jambe gauche.
La petite sieste de 15 minutes m’aura un peu libéré du mal à la jambe qui faisait retenue en escaladant les dernières bosses, dont celle de Bellevue au-dessus de Morgins. Brouillard à nous la cacher intégralement, la vue!. J’aurais dû faire cette sieste à Morgins déjà car le rendement était mauvais avant d’être à nouveau étrangement assez fit après ce quart d’heure à roupiller. C’est assez incroyable de voir les effets rapides du dormir, même très court.

J’ai mangé partout où il y avait du chaud qui nous était proposé. Les pâtes et les pdt sont les carburants que j’ai préféré. La tartiflette avalée goulûment à Fleschboden au km 70.6, à 23h dimanche soir environ, je crevais de faim, m’est restée sur l’estomac. 12 h de temps à avoir de la peine à souffler pour cause de ventre très gonfle pesant sur les poumons. Cela me coûtera momentanément une bonne quinzaine de places de perdues. Je naviguais à ce moment là tout proche de la 70e place. Je faisais ma plus longue sieste à Lengritz de 1h35 pour cette raison, je me sentais mal.

Jusqu’à Eisten arrivé vers 13 h lundi je n’avais pas retrouvé un bon feeling. Soit plus de 12 h après la double portion de tartiflette, par ailleurs très bonne mais indigeste pour moi en courant. J’avais un bloc compact de fondue, me semblait-il. A peine Eisten quitté, où j'ai mangé des pâtes sauf erreur, ou était-ce autre chose, que je remarque un coup de fatigue. La montée à Hannigalp est très pentue par endroits... donc je m'accorde 20 minutes avec réveil du natel par sécurité de me réveiller. Mais 15 minutes plus tard, je me réveille spontanément... enfin, à cause d'un hélicoptère. Un de mes suiveurs sur internet m'a demandé pourquoi mon gps était resté bloqué un moment en sortie de village d'Eisten. C'était ma sieste, tout simplement, dans le parc à dalles de pierres taillées, en attente d'acheteurs potentiels. Vraiment, on est épié dans nos moindres faits et gestes! On savait que l'oncle Sam et l'oncle... disons Vladimir nous espionnaient mais même Paul Jacques et Jean en sont capables. Ok, si on tombe au fond d'un ravin, ça peut être utile...

Au niveau des anecdotes, je me trompe de parcours 2 fois. En montant le Col de la Meina pour me rendre à Chemeuille, nous passons par le lac d'Arbey. Là, le bistrotier me hèle, m'encourage et me demande si je veux boire un coup. Volontiers, dis-je, mais pas un coup de fendant! Un café, oui, très volontiers. J'ai fait vite mais le rythme que j'avais jusque-là depuis Evolène s'en trouve cassé. Je ne retrouve pas ma niaque du début de montée. Un fanion à la croisée de chemins m'induit en erreur, il est dirigé pour la gauche, bien que je sache que Chemeuille se trouve plutôt sur la droite. Mais il ne faut pas se fier trop à ses connaissances du terrain, parfois le tracé prend des détours. Eh bien c'était faux. Après 4 minutes environ de montée, je me rends compte que je n'ai plus vu de drapeaux depuis un moment. Je sors du sentier et essaie de voir à travers la forêt et une combe si je vois le tracé dans le sens opposé, soit sur la droite du carrefour où j'ai eu un doute. Forêt trop dense, combe trop pentue, je me décide à faire demi-tour. Je redescends. Au carrefour incriminé, je me rends compte que le fanion a été déplacé sur le sentier qui part à droite et à 150 m devant moi, je vois 2 coureurs avec qui j'étais au ravitaillement de La Sage, 7 km auparavant. J'arrive juste après eux à Chemeuille, où nous sommes 4 coureurs à manger des röstis. Toutes sortes de boissons occupent la table. Je bois une gorgée de bière d'une petite brasserie valaisanne par curiosité. Je bois de quoi juste humecter mon palais de Jägermeister, pour voir si je retrouve le goût des plantes qui composent ce breuvage soi-disant fait de plantes alpines.

Est-ce cela qui va me faire chanceler 100 m sous le col de la Meina, environ 50 minutes plus tard, au point d'avoir de la peine à passer le col ? Ou est-ce mon attaque assez franche depuis Zinal à l'assaut de Sorebois et ma montée rapide au départ d'Evolène que je paie? Toujours est-il que j'ai de la peine... Mais rassurez-vous, ce devait être de la fatigue, la quantité d'alcool était bien trop infime pour que ce soit ça, mais je me suis posé la question quand même. Toutefois, dans la nuit qui suit et qui me voit gravir les derniers mètres du Col de Louvie, je cale de nouveau à quelques 100 m du passage du col. Même symptôme, je repars presque parfois en arrière, en perte d'équilibre et le souffle est court. Avant Lengritz, c'était pareil la première nuit de la course, mais j'étais mal en raison de la tartiflette. Là, je ne comprends pas trop, sinon que ce doit être la fatigue. J'ai peut-être aussi trop peu mangé au ravito du Grand-Désert. Cela faisait un bout depuis la Grande-Dixence et c'est un petit ravitaillement et j'ai pas été trop inspiré par les aliments proposés.

La vie d'ultra traileur en course non-stop sur de grandes distances est toujours faites d'imprévus, d'impondérables, quoi qu'il en soit... cela fait partie de l'aventure! 

Mais revenons a notre banc de ravitaillement de Chemeuille. La vue est magnifique sur la Dent Blanche et le Cervin un peu plus loin, un peu plus petit, un peu moins impressionnant que dans son angle le plus connu. De là, on voit l'épaule à plat qui part en direction de l'Italie. Question vue, c'était tout aussi impressionnant depuis Sorebois ou le Col du Torrent, en début de journée. C'était le Bishorn, le Weisshorn, le Zinalrothorn et l'Obergabelhorn, le Besso et son glacier assez proche que l'on pouvait admirer. La vue méritait qu'on y consacre quelques minutes aussi pour reprendre son souffle avant de plonger plus bas dans la vallée suivante qui nous happait pour continuer l'aventure Swisspeaks. .
La 2ème erreur de parcours intervient avec un fanion planté devant un tunnel... au-dessus de la Grande-Dixence. Je vais parcourir environ 1 km dans cette douce montée non pas au ciel étoilé mais au plafond rocheux. Regardant derrière moi, je ne distingue aucune lumière. J'étais un peu étonné de n'en pas voir devant moi, car il me semblait suivre 2 gars à 200 m depuis la Grande-Dixence. J'appelle en criant 2-3 fois, personne ne me répond. Bon, me dis-je, tu t'es trompé. Pas de course à la descente, il me faut un peu plus de 6 minutes pour revoir non-pas le jour, je suis parti à 23h45 de l'hôtel situé en contre-bas du barrage, mais la nuit sombre au plafond infini. Une lumière passe devant la porte, juste avant que je sorte de mon tunnel. C'est un Anglais, je vais le rattraper quelques minutes plus tard. On discute, on monte jusqu'à la cabane de Prafleuri ensemble. Plusieurs lampes sillonnent devant moi, la nuit noire, sur ce qui est le sentier que je connais. Je rattrape ensuite Alexandra et Ludovic, du Loir et Cher, on discute un peu jusqu'au ravitaillement du Grand-Désert. Lui avait aussi fait les 24 h de Tullins. Le monde est petit. Il y a aussi Théodore, sur la course, qui était bénévole à Tullins. Mon erreur du tunnel m'a coûté un quart d'heure et celle d'avant Chemeuille 10 minutes à coup sûrs. Au poste du Grand-Désert, le bénévole du ravitaillement m'apprend que le tunnel que j'ai emprunté ressort à la Cabane de Prafleuri et que j'aurais ainsi pu le suivre. Moi, j'avais presque peur d'arriver à Verbier où je ne sais où... C'est ainsi, sur de longues courses je me trompe parfois, je ne contrôle pas tojujours assez bien aux carrefours si je suis sur le bon sentier, la bonne direction... je fais trop confiance à un fanion planté pas forcément à la bonne place et le rappel de la bonne direction par un autre fanion ou autre marquage n'est pas toujours visible sans faire déjà plusieurs dizaines de mêtres. Bien sûr c'est à éviter, car on fait déjà suffisamment de chemin, mais ça ne va pas changer beaucoup au classement, 15 à 30 minutes d'erreur, même si après coup, on se dit ben mince, j'aurais pu gagner 2 places... mais la tactique change alors aussi, car on se retrouve avec d'autres personnes et tout devient différent, 

Sinon plusieurs fois j’ai accéléré après avoir évalué le temps à parcourir pour arriver à passer un col de jour ou en partie de jour, en raison de la technicité du parcours et de la descente. Je pense là au col de la Meina très technique en direction de Pralong et à Bovine depuis Champex pour atteindre le Col de la Forcla à la nuit tombante.

J’aurais voulu faire pareil avec le Grand Désert et la descente du col de Louvie qui m’ont causé de grands soucis. Le haut de la descente du col de Louvie m’a coûté beaucoup de temps car j’avais sommeil et je ne tenais pas bien debout. C’était un cauchemar pour moi que de passer dans ces blocs de rochers mal empilés.

J'avais mon coach personnel qui me suivait tout au long du parcours. Jusqu'à Eisten, il me suivait mais de ce fait il était moins efficace. Depuis Eisten, il me précédait sans arrêt et ainsi il  me rappelait mieux quand boire, prendre le temps de manger, dormir un peu chaque période de 24h. Il me rappelait simplement Julia, même s'ils ne se ressemblent pas vraiment, hahaha... il est ci-dessous en photo avec mon sac à dos. 

Le balisage était ok malgré beaucoup de manque parfois. Les vaches se servaient des fanions pour en faire des chewing-gums. Le vent a pris sa part aussi et le passage des coureurs avec les bâtons qui traînent en arrachent d’autres.

Mais grâce aux nombreuses, aux innombrables lépiotes élevées poussant le long du tracé, nous n’avions qu’à les suivre, elles me faisaient de l’œil à moi en tout cas. Elles me narguaient comme les autres nombreux bolets des mélèzes orangés, cèpes de Bordeaux, chanterelles, écailleux et tricholomes nus pieds bleus pour les plus remarquables. Ils me savaient dévoué totalement à mon effort et me riaient au nez, qui le seul profitait un peu de leurs parfums. Les yeux étaient comme un chien fou qui ne sait où donner de la tête pour attraper une balle magique qui rebondit ça et là et ailleurs encore et toujours.

Un chat sauvage semble avoir fuit devant moi dans la gorge du Diable avant Finhaut, de nuit. Là, Julia va me renseigner sur ma position de catégorie. Jusqu’alors je n’avais aucune idée qui pouvait-il avoir dans ma catégorie pour m’éviter toute pression. Je ne voulais rien savoir de cela avant le départ et jusqu’à ce moment. Mais je me sentais d’attaque et plein d’énergie. Rapidement je vais combler les 3 km qui me séparent du 1er, Adrien. La nuit était moins froide que les précédentes et propice à l’effort sans avaler d’air trop froid dans les poumons.

Une fois dépassé dans l’ascension précédant Emosson, je vais continuer à faire le trou dans la très raide montée du col de Barberine. J’avais des jambes de feu, j’arrivais à escalader droit en haut.

Je prends pas mal de risques dans la descente car 2 lampes frontales me suivent à 5 minutes environ. Si je sais qui est sous la 1ère, j’ai peur que Adrien ait retrouvé du punch et se lance à ma poursuite. Il m’apprendra qu’il était dans une très mauvaise passe, lors de la remise des prix.Ce n'était donc pas lui. 

J’ai discuté beaucoup dans la première partie de course quand je n’étais pas seul. Un dénommé Laurent parlait souvent tout seul. Moi qui le suivait dans la fin d’ascension depuis Fiesch, je trouvais ça bizarre, ça me dérangeait. Je regrettais ma montée en solitaire dans le calme.

Une raclette à Blüomatt est venue compléter 2 omelettes et ses pdt. Je repars avec 4 pdt dans les poches de mon porte dossard à poches Salomon. j'ai longuement hésité à manger cette raclette, j'avais peur de connaitre un événement pareil à la tartiflette. Mais rien ne se passe. La montée sur Forcletta sera assez désagréable en raison du froid et du vent qui pénètrent dans les poumons. Je me masque avec mon buff et un serre-tête pour protéger la bouche et le nez et respirer le moins possible d'air froid. Je mangerai un des rares gels en redescendant sur le ravitaillement de Tsahelet, 8 km avant Zinal. Dans la dernière partie de descente, à partir de 1900 m environ, le froid cède enfin la place à un air plus doux et agréable. J'arrive à Zinal en fin de nuit, je dors une heure. A Blüomatt, je m'étais allongé 35 minutes, mais la radio qui résonnait dans l'étable empêchait le sommeil profond. 

De Champex, ce sont des macaronis que j’emporte dans un cornet plastique . Pour me requinquer en énergie, j’en mange parfois une poignée. J’en aurai ainsi un peu jusqu’en haut d’Emosson. D’autres fois c’est une banane que je coince en travers de ma ceinture Salomon. Durant les longs trajets entre 2 ravitaillements, j’arrive à manger plus ou moins normalement. Les gels et barres énergétiques que je porte comme réserve alimentaire de secours me dégoûtent toujours davantage.

Une semaine après, j'arrive enfin à trottitner. Le dimanche 15 septembre, je fais mon premier vrai entraînement avec une sortie de 20 km avec Julia, comptant 370 m de dénivelé. Peu, mais assez raide par endroits pour que je voie que la forme n'est pas si mauvaise, car j'arrive à courir le parcours en intégralité, ce que je doutais avant de partir m'entraîner. Je n'ai pas eu de courbatures musculaires ou de problèmes articulaires après la course, même si les derniers kms sur l'asphalte ont mûri le mal aux genoux pour le dernier kilomètre.
Par contre, j'étais assez fatigué et j'avais quelques problèmes d'équilibre en étant statique, debout ou assis sans appui.
Mais les maux disparaissent gentiment et la fierté d'avoir bien fini cette course perdurera... Quelques jours après l’arrivée, l’euphorie retombent aussi inexorablement.
Le plaisir a été intense, grâce aussi à des échanges de conversations très riches avec d’autres coureurs.
Comme toujours, j’étais content d’arriver mais regrettais que ça se termine ! Alors, à une prochaine!

L’image contient peut-être : Christian Fatton, sourit, debout et plein air  

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1130561773806905&set=a.565870560276032&type=3&theater                                                                                                                 

News postée le : 13.09.2019

17 août 2019, Swiss Alps 100 km, 5380 m de dénivelé

Et au final, il y a eu 103 km et 5680 m de dénivelé. A 8 km de la fin lors du dernier ravitaillement, on nous annonce qu’un changement avec 300 m de dénivelé a eu lieu et que ce n’est plus 8 km mais 11 km qu’il nous faudra parcourir pour rallier l’arrivée. Il faut dire que ça ne changeait pas grand-chose même si je n’étais pas enchanté. De nuit, on ne profite pas du paysage, donc je ne voyais pas l’intérêt à nous faire faire une rallonge. Mais revenons au début….

Départ sur la place d’aviation de Mûnster dans la Vallée de Conches, Gomsertal en allemand, à 7 h du matin le samedi 17 août. Le temps est frais, donc j’ai tiré mes chaussettes de compression pas trop compressantes tout en haut et mis mes manchons, un serre-tête sous la casquette et des gants fins. Je déteste avoir froid pour courir. Au fil des kilomètres, je vais enlever d’abord le serre-tête, puis le beuf autour du cou, les manchons et les gants, tout ceci dès le 4ème km jusqu’au 20ème environ. Je vais baisser les chaussettes de compression vers le 50ëme car j’ai l’impression que ça serre trop quand même, pourtant ce sont de vieilles chaussettes de compression qui ont beaucoup perdu leur qualité qui sont pour moi presque un défaut. C’est pratique pour récupérer, pour se protéger des herbes contre des démangeaisons, des ronces ou orties dans les passages sauvages à peine défrichés, du froid et c’est à peu près tout, ou du soleil si on est en train d’attraper un coup de soleil ou qu’on doit s’en protéger en cas de cure d’antibiotiques. Ceci m’était fortement conseillé après une piqûre de tique en 2015 lors du Tour de France FootRace. Donc, par les canicules, je portais mes chaussettes pour me protéger du soleil et les rares endroits, visage et genoux et mains, étaient protégés avec de l’écran total, protection 50.

Revenons au Valais… après les 22 premiers km assez rapides, avec juste quelques montées pour casser le peloton de 154 coureurs au départ, nous avons commencé la première vraie ascension avec plus de 1300 m de dénivelé pour arriver au km 33 au pied du Breithorn. (Il y a plusieurs Breithorn au Valais, celui-là est un petit qui n’a pas bien mangé sa soupe et il n’est pas trop méchant non-plus….à escalader)

Un col pas trop raide plus loin et une descente de 3-4 km nous amène à Fleschboden-Rosswald. On commence là à faire le tour d’une montagne et de monter bien raide en lacets. La vallée du Rhône est à nos pieds, je me sens géant en regardant Brig. Une vallée montant en direction du Simplon me fait un clin d’œil, ce sera une vallée à remonter dans 15 jours lors du Swiss Peaks 360, pour arriver au Bistinenpass. Comme ça à l’air facile quand on est plus haut, la vue écrase les reliefs et les difficultés. Bon, si je regarde devant moi, c’est autre chose, c’est un bon becquet de plusieurs centaines de mètres qui m’attend. Avec la pression du pied au niveau de l’articulation avant les orteils, mon pied droit s’enflamme. J’ai trop mal. J’essaie en compétition une nouvelle paire de semelles orthopédiques déjà testée à l’entraînement, mais je ne l’ai pas portée 8 h d’affilée, ni si longtemps en ascension. J’essaie de desserrer un peu ma chaussure droite, mais le talon ne tient plus assez alors. Cela fait 6 mois qu’ils essaient d’adapter une semelle nouvellement moulée chez un labo d’orthopédiste. Mais ils ne m’écoutent pas assez et je dois sans arrêt retourner pour essayer d’avoir ce que je veux… c’est usant et énervant, avouons-le.

J’avais anticipé le coup, donc je m’arrête, sors une paire bricolée par mes soins et la douleur va nettement diminuer très rapidement, ça ne va plus me prendre la tête. Nous repassons au ravito du 33ème qui devient alors celui du 54ème, après un tronçon en sens inverse sur 5-6 km. On croisait le matin les derniers du 160 km qui venaient de faire la boucle autour de la montagne, et quand je repasse à nouveau dans l’autre sens, je croise les derniers du 100 km. La boucle n’est pas très longue, seulement 5-6 km mais prend beaucoup de temps dans l’ascension très raide où les km semblent en faire 2 ou 3…. J’ai avancé qu’à 3 km/h dans la montée. Mon changement de semelles m’a fait perdre 3 minutes, je pourrais faire mieux !

Depuis le ravitaillement du 54ème c’est une partie à flanc de côteaux, légèrement montant par endroits sur un sentier extrêmement étroits où les 2 pieds ont de la peine à courir.  C’est comme si on suivait une ligne blanche, sauf qu’elle est brune de la couleur de la poussière. Mais il est impossible de poser les 2 pieds en parallèle. Cela demande un bon équilibre et il faut bien lever les jambes, car le sentier est creusé dans le pâturage en forme de U. En prenant le temps d’admirer la vue, je m’arrête quasiment parfois quelques secondes, tellement le panorama est splendide sur les alpes qui font frontière avec l’Italie. Il y a des glaciers suspendus, certaines montagnes semblent très hautes car un peu seule et en forme de pyramide. Grandiose. La descente est très raide par endroits et on voit Binn au fond d’un trou 1000 m plus bas. Là, il fait très chaud, même à 16h. C’est étouffant. Après une rapide halte pour remplir mes 2 gourdes pour 1.5 l, en avoir bu une sur place  et encore descendu le fond d’une bouteille de coca, j’ai absorbé sans problème 1 litre. Je repars bien armé avec un colt jaune dans la ceinture. Au lieu de marquer le pas, ma banane va marquer le coup et m’empêcher d’exploser en la dégustant 800 m plus haut. Prise dans ma ceinture Salomon à poches à treillis qui me sert de porte-dossard, elle ne me gêne aucunement. J’ai mangé au village de Binn quelques bretzels bien salés, une barre énergétique et quelques cacahuètes mais en emportant tout ça dans mes mains. J’ai les mains libres, j’ai fait le pari de courir sans bâtons, vu le profil et le terrain que je connais comme étant pas trop difficile, sauf peut-être la descente sur la Blinnental, dès le 85ème km, mais pour 2 km seulement. Il faut par contre être bien concentré car c’est très pentu et de nuit, elle nécessite encore davantage d’attention, car le torrent gronde sauvagement une cinquantaine de mètres plus bas, sur notre droite.

Un peu de repos avec un chemin facile lègèrement descendant nous amène à Reckingen au 92ème km, lieu du dernier ravitaillement. Et c’est là qu’on nous annonce en fait qu’il en reste 11 au lieu de 8 et que 300 m de dénivelé sont aussi en supplément…. Donc, il ne faut pas trop jeûner, même si je commence d’en avoir un peu assez des gels et autres barres énergétiques. Je repars avec une main pleine de bretzels, j’ai une réserve de gel au cas où. Le balisage est assez mince et demande plusieurs fois de chercher. Je suis peu sûr après de petits carrefours quand les rappels de balisage ne se situent que 200 m après… Mais je finis tout de même par passer la ligne et Julia arrive une minute après moi. Elle était avec moi juste avant de descendre vers le 84ème km, mais peu sûrs les 2 sur le tracé, elle a fait demi-tour alors que je faisais un droit en haut et par chance retrouvait le sentier. Mais même en criant, Julia ne m’entendait pas. Toutefois, elle me suivait ensuite à quelques centaines de mètres, juste avant de basculer au col. Les premières frontales allumées trahissaient la présence de coureurs. Elle s’égarait dans le haut du col en descente, ne comprenant pas le style du balisage. Je connaissais un peu d’y avoir passé lors du Swiss Peaks l’an passé en montant, mais c’est vrai qu’il y avait matière à se tromper. Les balises étaient trop espacées et le sentier change de côté d’une combe…

J’étais pour la 10ème fois de l’année à l’arrivée d’une course de 100 km ou plus. J’ai retrouvé une forme meilleure, ma cheville gauche semble guérie, le sciatique me fait nettement moins mal, les genoux n’ont pas trop touché dans l’articulation mais les descentes étaient assez soft, il ne fallait pas trop sauter dans les cailloux ou sur des rochers, mais essentiellement sur des sentiers poussiéreux de terre. Seul mon pied droit m’embête toujours lors de longues et raides ascensions au niveau de l’articulation et du nerf Morton. Je ne dois pas rêver non-plus, à bientôt 60 balais, il est presque normal que le balai montre des signes de faiblesse ou de fatigue.
Résultat :
Julia termine 2ème de sa catégorie, 3ème femme scratch, 14ème du scratch H/F en 17h14.56
Je termine 1er de ma catégorie, 11ème homme, 13ème du scratch H/F en 17h13.55

News postée le : 26.08.2019

Voir les archives     

Dernières mises à jour :

18.12.2018:

- Nouvelle vidéo : 2018.11.05 TV Canal Alpha, sports, Présentation livre Courir à perdre la raison
- Nouvelle interview : 2018.11.09 Radios RTN RJB RFJ, Format A3, Présentation livre Courir à perdre la raison