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NOUVEAU LIVRE !

ULTRA RUNNING MAN

 

LES ETATS D'AME D'UN COUREUR POETE

 

LA RAGE DE COURIR

Bienvenue sur le site officiel de Christian Fatton!

Vous êtes sur le site d’un coureur passionné de course à pied d’ultra qui se plaît d’essayer de repousser ses limites.

L’amitié trouvée en course et de nouveaux défis sportifs sont mes moteurs. J’ai la chance de pouvoir compter sur de nombreux amis, mes enfants, ma famille ou ma femme pour me ravitailler lors de ces grosses compétitions. Merci sincèrement, je leur dois la plupart de mes meilleurs résultats lorsqu’une assistance est autorisée.

Je vous laisse aussi découvrir mes poèmes dont les idées me sont venues souvent en courant. Au travers des menus, vous apprendrez ainsi à me connaître un peu mieux et vous invite à me contacter.

Dans la mesure de mes moyens, j’essaierai de répondre à vos attentes.La course à pied, malgré mon esprit compétitif, est pour moi un espace de rencontre et de partage amical. C’est pour moi souvent un lieu festif plein de joies diverses.

Je vous souhaite de bons moments sur mon site, mais n’oubliez pas l’heure de votre entraînement!

Dernières News :


15 avril 2018, 100 Km de Seregno, championnat italien des 100 km

Dans les environs de Milan, nous avons couru dimanche les 100 km du championnat national italien. C'est la 4ème fois que nous nous rendons là-bas. Actuellement, le parcours fait 5 boucles de 20 km. Départ à 8 h du matin, température idéale. Beaucoup de changements de directions, quelques petites montées suite à des passages en sous-voie de route ou autoroute mais balisage très bien marqué avec des bénévoles à presque chaque carrefour et des km de barrières ou de rubalises. La circulation était bloquée à chaque carrefour, chaque fois qu'un coureur arrivait. Très bien organisé, avec nos temps par tranche de 10 km consultable. La 2ème partie de la boucle était un peu plus difficile avec les petites montées précitées.
Julia fait une magnifique course toute de régularité, comme à son habitude. Elle termine 2ème femme du scratch, 1ère de sa catégorie d'âge. Evidemment, elle n'avait pas droit à la médaille du championnat d'Italie. Elle termine 21ème au scratch avec les hommes en 8h48.06
Pour ma part, m'étant bloqué le dos en arrivant à l'hôtel samedi soir, en me relevant d'un siège, j'ai très mal dormi et je ne pensais pas que je serais capable de courir. Je pars avec Julia mais son rythme n'allait pas avec mes problèmes ni mon entraînement sur route. Je tiens assez bien mon rythme jusqu'au 30 pour espérer 9h environ, puis je faiblis beaucoupe pour 50 km mais je finis les 20 derniers en accélérant continuellement et de ce fait je rattrape une bonne quinzaine de coureurs sur les derniers 20 km. En 10h04.51, 8ème de ma catérorie, 57ème du scratch sur 125 classés. Mon chrono est mieux que l'an passé à la Ronde des Eléphants à Chambéry, ma jambe ne me cause plus de grosses douleurs, juste encore un peu sous le pied par moment, mais rien qui ne me fasse vraiment ralentir. Il me manque surtout des km de route et du rythme et un dos qui ne me fasse pas trop souffrir. C'est surtout aujourd'hui qu'il m'a fait souffrir. Il faut bien payer quand on court avec des problèmes...
Toutefois, un de mes premiers objectif important est à venir avec le Madeira International Ultra Trail, départ dans la nuit de vendredi à samedi 28 avril à 0h00. J'espère que mon entraînement paiera la moindre. A bientôt

News postée le : 16.04.2018

Trail des Crêtes de Ste-Victoire, à Rousset (Var)

60 kmannoncé et 3250 m de dénivelé à ma montre Polar. Après une semaine à crapahuter dans les gorges du Verdon et dans le Lubéron, à raison de 21 km lundi, 25 mardi, et 3 x de 32 à 35 de mercredi à vendredi, en marchant, marchant-courant ou courant, avec 5500 m de dénivelé, plus la course de dimanche passé à digérer avec ses 2850 m, je me sentais émoussé, les jambes vides, sans force, avec de la peine à faire monter les puls mais tout de suite hors d'haleine. Drôle de sensations... mauvaises pour la confiance, car durant 22 km, je ne vais que me faire rattraper, plongeant dans les profondeurs du classement. Seul la partie à escalader en s'aidant des mains par endroits, donc très raide, qui mène la première fois sur la crête de la montagne Ste-Victoire m'a vu dépasser facilement du monde, bien qu'emprunté un peu avec mes bâtons inutiles dans ce passage. Heureusement, mon corps va se réveiller et après le 2ème ravitaillement du 22ème kil, je vais faire une double bonne ascension pour la 2ème et plus importante montée du trail. Je monte comme un gars neuf la montagne et remonte plein de coureurs au classement. Peu se sont encombrés de bâtons, mais j'ai appris de la semaine passée et ils vont m'aider à rattraper en descente, car j'amortis et garde l'équilibre grâce à eux. En fait, je vais remonter dans tous les secteurs, spécialement dans les montées, ce qui me rassure passablement, tout comme le fait de savoir que je peux être plus compétitif et même rattraper en descente grâce aux piolets. Vu que j'étais vraiment dans les choux après 22 km, il était assez normal que je remonte pas mal au classement, car je ne me trouvais pas à ma place. Je n'ai plus été rattrapé jusqu'à l'arrivée dès ce moment-là. C'est moi qui regrettait alors que la course ne soit pas plus longue afin de continuer ma remontée. Course aux paysages grandioses, la Ste-Victoire est très technique avec ses lapiaz et ses sentiers abruptes plein de caillasse sur certains secteurs. On m'annonçait un parcours plus difficile qu'à Signes, mais au final, j'ai préféré les lapiaz, dont les roches sont fixes, qu'aux pierres roulantes de Signes. Il est clair que les lapiaz en dévers nécessite une concentration totale. Il vaut mieux ne pas mettre son pied dans une fissure. La roche était sèche, bien adhérente, j'avais une totale confiance en mes semelles qui agrippait bien à la roche. Le vent était encore plus fort qu'une semaine auparavant. Sur la crête, j'ai même été stoppé. Mes bâtons devaient être tenus fermement, je crois qu'ils se seraient envolés. J'avais mis un beuf en lieu et place de casquette. Le vent était moins froid qu'à Signes, c'était plus agréable de ce côté là. Je me tord une fois assez fort la jambe droite à réception d'un saut, mais quelques minutes plus tard, je pouvais retrouver toutes mes sensations. Mes bâtons m'ont vraiment avantagé par rapport aux coureurs qui n'en avaient pas sur les secteurs descendants et techniques. Les singles très étroits étaient souvent bordés de genêts très piquants. Les bâtons étaient inutilisables dans ces secteurs si étroits, un bras en avant, l'autre en arrière. Il valait mieux ne pas s'encoubler et finir dans ces plantes ressemblant à des cactus. Ma petite reconnaissance du soir avant m'avait conforté de partir couvert. Toutefois, j'étais quand même marqué de quelques éraflures. Certains courageux en short court ont dû avoir de bons massages par moment. Ces piqûres les ont peut-être réveillé, aiguillonné pour les lancer à pleine vitesse. Ce qui m'a franchement manqué au début. Très belle course dans un paysage et un environnement très beau et sauvage. Encore une fois, j'ai vu que mon endurance n'était pas nulle. J'espère que ces 2 trails, totalisant 119 km et plus de 6000 m de dénivelé m'auront préparé à bien courir le MIUT, Madère international ultra trail de 115 km et 7000 m de dénivelé que je courrai à fin avril. Cette semaine de vacances était prévue pour cela.
9ème V2, 88ème sur 400 coureurs au départ, 308 classés.

News postée le : 13.04.2018

Trail de Montrieux à Signes (Bouche du Rhône) dimanche 1er avril 18

La sardine ayant bouché le port de Marseille a créé un embouteillage de vents dans les voiles bloquées au port qui nous sont venus en retour dans la campagne, et principalement sur les crêtes. Par 2 fois, ma casquette s'est envolée. Le froid était ainsi pénétrant, car ce vent était plutôt polaire. Afin de ne pas perdre mon couvre-chef, mon buff faisait office d'assurage, reliant le dessous du menton au sommet du crâne tout en protégeant mes oreilles, afin qu'elles ne frisent pas. Le départ directement en montée sèche m'a placé assez vite en bonne position, que je n'ai pas pu tenir dans la descente hyper rapide car tracée sur un chemin blanc à 4x4, pas trop raide. La montée suivante, je reprenais quelques coureurs qui me redépassaient dans la descente suivante... et rebelote dans la montée, je rattrapais à nouveau et ainsi de suite... Je n'avais pas pris mes bâtons qui m'auraient bien aidé dans les descentes très techniques, car les sentiers, souvent des singles assez raides en descente étaient jonchés de cailloux assez gros et non fixes, donc roulant. Attention aux chevilles. Ma jambe immobilisée durant 4,5 semaines cet hiver n'était pas encore très aguerrie pour jongler entre les cailloux à la recherche rapide de l'appui idéal. Donc, j'ai perdu beaucoup de temps en descente. Heureusement, la deuxième moitié fut moins technique et plus roulante. Je rattrape une dizaine de coureurs depuis le dernier ravitaillement à l'arrivée, et ce, autant en montée qu'en secteurs plats ou légèrement descendants. Il faut dire que je suis plus naturellement endurant que rapide et mes années de course paient sur les km finaux, au contraire des coureurs qui se lancent à la découverte de trails de plus d'une trentaine ou quarantaine de km. Après, certains peinent vraiment à finir. J'ai eu le plaisir de décrocher la 3ème place de ma catégorie, 27ème en tout sur un peu plus de 70 coureurs. J'ai au moins eu le plaisir de constater que je tenais bien le coup jusqu'à la fin, puisque je finis les derniers km à 12 km/h alors que sur certaines descentes, je faisais à peine du 6... comme sur certains secteurs pleins de cailloux ou de lapiaz sur le plus haut sommet. 58.9 km, 2865 m de dénivelé à ma Polar. Beau parcours, belle ambiance d'après course avec une discussion très intéressante avec le sympathique médecin du SAMU,  Salut Bernard! 

News postée le : 12.04.2018

Trail d'Epinal de 23 km, 25 mars 18

Pour une reprise de la compétition, rien de tel qu'un trail sur un terrain forestier, mou et pas trop agressif pour les jambes encore peu remises à la dure réalité des terrains durs. Belles successions de parties boueuses, de petites côtes, de tronçons à travers la forêt dans les branchages jonchant le sol, sur des singles aux racines traçantes des épicéas, sur des chemins forestiers où le turbo est conseillé pour quelques centaines de mètres. Beau panachage donc de différentes surfaces. J'ai eu le plaisir après un départ assez prudent, de remonter au fil de la course, dès le 3ème km et le premier passage bien boueux en descente. Les petites montées étaient meilleures pour moi que pour certains mais je ne me sentais pas encore assez à l'aise. Les derniers km m'ont par contre bien convenu, plusieurs coureurs à mes côtés, fléchissant assez nettement. Je n'ai perdu qu'une place sur la fin, ma vitesse n'étant pas encore assez bonne. Le trac était intense pour moi au départ, comme si je n'avais jamais couru. J'avais presque une envie de vomir et le coup de pistolet m'a libéré... incroyable, après environ 40 ans de compétitions que je ressente encore de telles émotions au départ. En tout cas, le plaisir ensuite a été très apprécié, j'en ai eu beaucoup. Julia termine 1ère femme, à un peu plus de 3 minutes derrière moi. Sa séance de vitesse de la semaine, probablement mal digérée. Moi, j'avais préféré faire une montée en forêt au-dessus du village. Je termine 8ème V2 assez content des sensations éprouvées en course, 73è sur 342 classés.

News postée le : 12.04.2018

Reprise de l'entraînement

Après un mois de béquilles et une attelle bloquant ma jambe droite du pied au genou, j'ai pu me remettre à m'entraîner il y a une semaine. Un peu de course et du spinning. Le temps va être assez court pour être prêt pour le Madère ultra trail, mais en alternant les sports, j'arrive à faire le volume qui prépare déjà le cardio. C'est toujours encourageant de se préparer pour un but qui nous fait saliver. Et quel plaisir de recourir... même au ralenti. Mon poème "C'était un beau jour" écrit en décembre 2013 est à nouveau d'actualité
http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=51

News postée le : 06.03.2018

Jambe droite bloquée

Depuis le mercredi 24 janvier, ma jambe droite est bloquée dans une attelle. Le but est de guérir mes douleurs récurrentes apparues en Australie et renforcées en janvier 2017. Malgré plusieurs examens l'an dernier, le diagnostic n'a jamais été très clair, car ma jambe a plusieurs problèmes:  calcification sur les os et dans les tissus mous, de nerfs pris là-dedans, de fissure peut-être, de tissus nécrosés, du tendon poplité externe fortement abîmé et le muscle poplité extrait en janvier 1982, etc... j'ai décidé de ne pas courir en janvier pour essayer de guérir. Les douleurs ne diminuaient aucunement et me provoquaient de trop fréquents spasmes nerveux douloureux. La décision du médecin: blocage du bas de ma jambe dans une attelle pour 4 semaines et demie. J'arrive à la fin et je remarque de nettes améliorations. J'espère pouvoir bientôt recommencer à m'entraîner.  J'espère surtout que ma jambe me laisse tranquille et que je puisse à nouveau concourir sur routes comme sur trails, sans les douleurs qui m'ont fortement pénalisé l'an dernier. Sur route, je n'ai jamais connu une course exempte de douleurs l'an passé. Et par là-même, des résultats à la hauteur de mes espérances. En trail, j'ai connu des hauts et des bas mais j'ai eu de la chance que ça fonctionne quelques fois sans être trop pénalisé.
Après quelques trails de préparation début avril, le premier but de cette année sera le MIUT, Madère Island Ultra Trail de 115 km pour 7200 m de dénivelé positif. Après des vacances de Noêl à Madère, j'ai vraiment été emballé par cette île.
En 2017, j'ai réussi à parcourir 6170 km. Depuis l'an 2000, il n'y a qu'en 2001 que je n'avais pas dépassé cette barre. Avec la pointe à plus de 10'000 km en 2009. Et j'ai battu mon record de dénivelé avec plus de 200'000 m positifs. J'ai hâte de m'y remettre. A bientôt et bonnes courses à chacun pour 2018!

News postée le : 22.02.2018

Bonjour et meilleurs voeux à tous qui me lisez

Bonne Année 2018, qu'elle vous apporte satisfaction et que le possible remplace l'impossible après la réussite de vos propres défis lancés à vous-même.
Faut-il être masochiste pour faire de l'ultra-trail ? Telle est la question que se pose Cyann Winkler en titre de son travail de maturité. En étant honnête avec vous-même, vous arriverez peut-être à vous classifier ou non masochiste. TM à lire qui donne à réfléchir. Bonnes courses à chacun-chacune et respectez-vous mais ne vous apitoyez pas trop sur vous-même si vous voulez finir vos compétitions. L'ultra est en effet un sport où on finit par souffrir. Est-ce qu'on aime l'ultra pour cela? Ou est-ce que le plaisir de finir malgré la souffrance est ce qui nous tire en avant et nous fait récidiver? Chacun /cune à sa propre réponse, sa propre définition de la douleur et de l'acceptation de celle-ci et de son seuil de tolérance, qui peut varier selon l'importance de l'objectif que représente chaque course. Bonne lecture!!!
http://www.christianfatton.ch/presse/_upload/tm_de_cyann_winkler_faut_il_etre_masochiste_pour_faire_de_l_ultra_trail.pdf

 

News postée le : 01.01.2018

24 h de Barcelone du 16-17 décembre 17

Samedi et dimanche passé j'ai encore pris part à un 24 h sur piste à Barcelone, sans grand entraînement sur route,
ou autre terrain dur, en raison des nerfs qui me donnent des douleurs à ma jambe droite. De courir en forêt n'habitue pas suffisamment les muscles à la dureté du sol.
Le kilométrage que j'ai atteint n'est pas terrible pour moi, 192.976 km, ce qui m'a classé 18ème sur 131 partants.
Le vent glacial qui soufflait nous a certainement péjoré la performance, car l'ensemble des résultats n'est pas à la hauteur de la plupart des coureurs. Beaucoup couraient avec la doudoune et le buff sur le visage. Malgré tout, beaucoup de plaisir à revoir des amis coureurs et de faire de nouvelles connaissances. Le rythme des premières heures fut trop rapide pour beaucoup eu égard aux performances réalisées. Je fais partie de ceux là...Avec la forme que je pensais avoir, c'était probablement 1 km/h trop rapide. Je suis sûr que mon résultat aurait été meilleur, mais on se croit tous plus fort... on croit encore au miracle, c'est ça qui est joli...

Je vous laisse découvrir un de mes nouveaux poèmes: http://www.christianfatton.ch/poeme_id.php?id=62

News postée le : 22.12.2017

Samedi 25.11.17, Barcelone, Gran Trail Collserola, 76 km, 2600m+/-

Julia fait une magnifique course en terminant 20ème scratch en 8h38.47 et en fêtant une victoire toutes catégories chez les femmes. On part ensemble, je l'a perd de vue, en fait elle me suivait et me dépasse après 2 km environ. Le départ se fait à la montée, aux frontales à 7h du matin. Je pensais avoir juste besoin de ma lampe pour le départ, donc je n'avais pas mis de piles neuves. Grave erreur! Etant toute la semaine dans un état grippal, fiévreux, toussant par moment profondément, j'ai tout de suite remarqué que je n'avais pas de jus. J'ai même eu des doutes quant à mes possibilités de pouvoir finir quand je n'avais couru qu'un tiers. Je m'arrêtais parfois pour tousser et ça me tirait jusque dans les épaules et sur le crâne. Comme je ne tenais pas à avoir un abandon cette année, je me suis dit que je mettrais le temps qu'il fallait et que c'était surtout mental. En effet, quand ça ne tourne pas, on a l'impression qu'on ne va pas y arriver car cela nous coûte davantage d'énergie et de plus, les heures s'allongent plus que ce que l'on voudrait. Mais n'étant pas le dernier, je me suis dit que d'autres n'allaient pas plus vite, tout en étant en bonne santé, apparemment. Donc, je suis arrivé en mettant plus de 3 h par rapport à Julia. Je suis loin au classement, mais content d'avoir tenu et d'avoir pu découvrir les collines avoisinant Barcelone et d'admirer la vue sur la ville. En 11h42.26, je me classe 164ème, 10ème en V2....La dernière heure, je me vois contraint d'économiser ma lampe que j'éteins à la montée, car elle n'éclaire presque plus rien. Dans la descente finale, je suis obligé de faire attention et cela m'empêche de courir plus vite. Deux coureurs me rattrapent et j'accélère, profitant de son super faisceau lumineux pour les 3 derniers kilomètres sur un chemin blanc et un petit passage technique sur sentiers rocailleux. Je m'applique à les laisser 5 à 10 mètres derrière moi pour bien profiter de leur lumière. Belle course, condition automnale très agréable, grosse pluie le soir alors que l'on soupe au resto. Les temps sont similiaires au Trail de l'absinthe qui se court dans le Val-de-Travers, où nous habitons.

News postée le : 28.11.2017

Trail des Ducs, 32 km, 900 m dénivellation

Dimanche 19 novembre, la pluie nous a cueilli au saut du lit et lorsque nous avons mis la tête dehors, ce n'était pas trop engageant pour aller courir. Une fois le jour venu, bien qu'il pleuvait toujours, la motivation était quand même au rendez-vous. Après un trot d'échauffement neutralisé de 1.5 à 2 km qui nous amenait du centre de la Roselière au château de Montbéliard, le départ était donné. Cela partait très vite d'autant plus que les 3 premiers km étaient sur routes. Ensuite, une petite côte abrupte et rendue très glissante formait la première difficulté du jour et nous mettait au parfum pour ce qui allait nous attendre. Ici et là, il y avait parfois une corde pour s'aider à gravir des talus très glissants ou à en descendre d'autres. Le terrain était détrempé et il y avait plusieurs secteurs de boue. Les plus grandes difficultés étaient de rester debout dans les descentes car la boue rendait l'équilibre très précaire. Il fallait jouer les équilibristes. j'ai même vu des coureurs se mettrent sur leur postérieur pour descendre une pente bien raide, à 5 km de la fin environ. Nous passions aussi dans les travées du Fort de Bart, qui fête ses 140 ans cette année. Avec les chaussures GoreTex Xodus de Saucony, mes pieds étaient à peine humides bien que j'aie souvent passé à travers les champs herbeux ou à travers des flaques ou des passages bien boueux. Encore une fois, je trouve ces chaussures très bonnes. J'ai fait un petit bout avec Luc, qui m'avait devancé au 100 km de Chambéry voici 2 semaines. Jusqu'au 10ème km, nous étions toujours au contact. Suite à une montée un peu plus longue que les autres mais peu raide, j'ai pu me mettre à rattraper enfin des coureurs qui ne me redépasseront plus. Je pense que le départ très rapide de certains s'est fait ressentir. Je termine 40ème au scratch, 4ème V2, à 1min36 de la 3ème place. Le final aussi sur route sur les 2-3 derniers km m'a procuré quelquues bonnes douleurs une fois l'arrivée franchie au bas de ma jambe droite et tout le lundi encore.
Julia termine 2ème de sa catégorie, 4ème femme, en 3h15.12, 43ème du scratch. J'avais la sensation d'aller vite car je n'ai pas pu m'entraîner en résistance et avec les courses verticales ou les longs trails de cet été, ce n'est pas la meilleure chose pour rester rapide, mais malgré tout, j'étais content de ma prestation, même si sur les km rapides sur l'asphalte, j'ai la sensation de manquer de vélocité et de vitesse. C'est difficile de tout avoir... et après les problèmes de cette année à ma jambe droite, je peux m'estimer heureux d'avoir pu faire autant de compétitions avec des résultats en trail ou en côte qui me satisfont. Sur route, par contre, les douleurs m'ont clairement empêché de me donner à mon meilleur niveau. Encore 2 courses normalement cette année. Le principal a quand même été que j'ai eu du plaisir dans la plupart des courses. A bientôt

News postée le : 20.11.2017

2017.11.12 Trail des Truffières (Tricastin-F)

Dimanche 12 novembre, la météo exécrable qui a sévit dans notre région n'a pas réussi à descendre dans celle de St-Paul les 3 Châteaux (au sud de Montélimar). Nous avons couru ce trail de 48.5 km et 1600 m de dénivelé au beau et au chaud, avec une véritable journée estivale. Du bonus bien apprécié. Le parcours composé de single tracks en grande partie était très technique, avec beaucoup de passages jonchés de pierres ou de rochers. Certaines montées étaient équipées de supports métalliques pour escalader des rochers ou de cordes pour se tirer dans la pente très abrupte. La région magnifique ne pouvait que nous offrir un tracé de la même veine. J'ai même pu voir des fossiles affleurer sur certains rochers. Nous avons traversé quelques truffières, soit des plantations de chênes verts. Entre les arbres, le sol est sarclé, hersé, de manière à ce qu'aucune végétation ne pousse. J'aurais bien voulu creuser un peu pour voir si je trouvais des truffes.... mais de toute manière, c'est chasse gardée !
Julia termine 3ème V1F, 4ème femme en 5h33.45 à la 37ème place du scratch. Je termine pour ma part 3ème V2, 27ème homme, 29ème du scratch en 5h24.01. Je me trompe 4 fois, de peu mais je perds bien mes 2 minutes et ma dernière erreur se fait à 400 m de la ligne d'arrivée, arrivant dans un cul de sac dans un quartier de villa. Le dernier coureur que j'avais réussi à distancer de 150 m sur le dernier km en profite pour me dépasser. Je n'arriverai plus à le rattraper. J'ai peut-être trop regardé le sol par endroit et pas assez à hauteur de tête, pour mieux voir les banderoles du balisage. J'espérais voir des marques au sol mais semble-t-il que les organisateurs n'en avaient plus le droit. A noter que 12 jours avant, j'aurais gagné en V2 et Julia aurait été 2ème en V1F. Oui, il paraît que les catégories changent en France au 31 octobre! De ce fait, les 2 premiers de ma catégorie étaient de 1968 alors qu'ailleurs, les plus jeunes V2 sont de 1967 jusqu'à la fin de l'année. Idem pour les V1F, la 2ème était de 1978, soit normalement encore senior femme et non-pas V1F. Dommage, car cela aurait fait ma 4ème victoire en trail de catégorie cette année, la 5ème avec l'ultra-Ardèche de 60 km sur route. Le plaisir de partager un repas avec certains organisateurs ou autres coureurs a bien terminé notre petit voyage dans la Drôme provençale. Le retour fut apocalyptique avec un vent très violent et la pluie en rafale, en entrant dans l'Isère, quelques 40 km avant Grenoble et jusqu'à Chambéry. Les week-ends se suivent mais heureusement, ne se ressemblent pas. Si la semaine passée ça s'était mal passé, j'étais très content de mon résultat malgré de grosses douleurs aux 2 chevilles et surtout au bas de ma jambe droite. Mais en trail, les changements de profils, de terrain, de foulées, de types de sols font que les douleurs ne sont pas toujours à la même intensité, donc cela me permet de récupérer par phase. C'est donc plus supportable. A une prochaine!

News postée le : 15.11.2017

4.11.2017, 100 km de la Ronde des Elephants

Chambéry, 8h samedi matin, une bonne centaine de coureurs s'élancent pour la Ronde des Elephants, que nous avons la chance de voir quelques centaines de mètres après notre départ. Ils sont 4 et ils semblent sortir d'un mur. Ce sont des sculptures en fonte de fer qui ornent la Fontaine des Elephants, issue du calcaire de St-Sulpice, non-loin de Chambéry. https://fr.wikipedia.org/wiki/Fontaine_des_%C3%A9l%C3%A9phants.

Nous partons pour une boucle qui fait le Tour du lac du Bourget, d'abord par sa rive Est et le retour se fait par le franchissement de quelques bosses ou petits cols, dont le dernier, le col de l'Epine nous offre une belle descente de 12 km jusqu'à l'arrivée jugée à Cognin, un des villages collés à Chambéry. J'ai été surpris en découvrant un vignoble assez important au nord-ouest du lac. Je me suis permis de grapiller quelques grappes oubliées de raisins noirs. Les fruits étaient bien mûrs et sucrés. 

Pour ma part, je suis parti à 11.5 km/h environ en compagnie de Jean-Claude Le Gargasson, le 3ème de la TEFR de 2012. Après une quinzaine de km, j'ai commencé à ressentir plus vivement ma jambe droite qui m'a vraiment fait souffrir depuis le 20ème km. Je me suis mis à boiter assez fort et à ralentir d'autant. Ainsi, je me suis fait rattrapé par 20 à 25 coureurs, mon allure ressemblant davantage à un joggeur qu'à un coureur. Depuis le 45ème km, nous avions 1600 m de dénivelé à escalader, avec quelques rampes assez sévères pour une course sur route. Le temps s'est mis un peu à pleuviner, mais il n'a jamais vraiment fait froid. Au 60ème, après un arrêt wc, je repars avec de grosses douleurs dans le genou droit, comme resté bloqué. Il va m'embêter jusqu'à l'arrivée mais j'arriverai quand même à faire une bonne descente finale, vu que j'arrive de nouveau à distancer un coureur.

J'ai rencontré plusieurs amis ultra-marathoniens et ils m'ont bien encouragé à continuer. Certains étaient sûrs malgré tout qu'il me verrait à l'arrivée en étant finisher. Merci à Eric et Luc particulièrement qui m'ont dit de bonnes paroles. Luc, justement qui m'a dit avoir lu mes 3 livres déjà publié... Cela m'a fait un grand plaisir!

Chez les osthépathes, après la course, je suis allé faire une petite visite pour savoir si possible la raison du mal. Il semble que c'était l'insertion des adducteurs et la patte d'oie enflammée, aux genoux, en plus de ma cheville toujours douloureuse qui me transmet des courants électriques, comme des pointes de couteau qui me piquent. Selon les radiographies effectuées il y a quelques semaines en arrière, ce sont des calcifications et il est possible que des nerfs soient pris dedans. Donc, 12h33.42 pour mon 100 km le moins bon de ma carrière, 4h de plus que le plus mauvais jusque-là. Mais si j'ai tenu le choc, c'est que j'avais un but bien précis en courant ce 100 km. Sur ma statistique du DUV, une fois mon trail de la Vallée de Joux et ce 100 km rajouté, j'aurai atteint un de mes buts de la saison: Les 30'000 km de compétition d'ultra-marathon seront dépassés!!!!
http://statistik.d-u-v.org/getresultperson.php?runner=4910
L'inscription de ces 2 courses ne devraient plus trop tarder sur ma statistique. A bientôt pour commencer les prochains 10'000 km?

News postée le : 06.11.2017

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