50 km de Marburg des Championnats d'Allemagne, 8 mars 2007

Légèrement grippé de mardi à jeudi, j'hésitais de courir mais comme cette course était davantage prévue pour courir 50 km sur un rythme compétition que de prétendre être en super forme, j'ai couru.
J'avais déjà 75 km dans les jambes de lundi à vendredi. Interrogé par un copain, j'ai dit que j'espérais faire 3h40 mais partais sur des bases de 3h30, soit en 4.12 au km. Finalement, la forme a été bien meilleure que ce que je croyais. C'est sûrement la meilleure tactique de partir prudemment mais de tenir le même rythme jusqu'à la fin. On est pas en surchauffe au début, on ne s'asphyxie pas et on a les muscles plus réactifs car ils n'ont pas de toxines. J'ai eu de bonnes sensations jusqu'à l'arrivée.
Déjeuner à 7h, pain, miel, confiture, eau, thé, un tout petit café et un soupçon de beurre.

Course de préparation pour les 48 heures de Surgères du 16 au 18 mai prochain, tout comme les 100 km de Kienbaum du 5 avril prochain et peut-être les 12 heures de Bâle, pour monter en charge kilométrique.
Temps à 7 degrés à 10 h, j'enlève le collant, enfile mes chaussettes de compression et enfile des bras de compression réfrigérant de la Badwater, juste avec un t-shirt. Vent contraire entre le km 5 et 7 de chaque boucle. Ces bras vont même me donner froid au début, soit le contraire souhaité pour la 1ère boucle.
Boucle plate hormis 4 petites montées-descentes, mais nombres d'angles droits et 2 épingles à cheveux.
Ravitaillement tous les 3 km environ, je prends 1 gobelet d'iso à chaque fois, 2 lors du dernier tour.


                                   


Parti en 4.16 au 1er km, je désire partir sur des bases de 3h30. (soit 4.12 au km)

                            

 

Au 2ème km, je rattrape mon petit retard, je contrôle le rythme jusqu'au 5ème km et à chaque passage de 10 km. Premier tour de 10 km en 41.28, à l'aise, (donc un peu plus rapide que 42.0 pour 10 km)


                 

2ème Tour de 10 en 42.03 ou 1:23:29:7 au 20ème km, Dès le 18ème km, je prends une petite gorgée de gel chaque 5 km environ.

                                             

A l'attaque du 3ème tour, je remets des gaz pour rester avec le groupe

            

car on est ensemble depuis le 1er km et ça va bien, 1 gobelet d'iso chaque 3 km. On se relaie de temps à autre mais je mène le plus souvent, c'est plus régulier si je donne le rythme. Au 27ème km, je manque de tomber, le 1572 en noir me touche le pied dans une courbe, j'ai eu chaud 3ème tour en 41.32, on a repris une bonne allure, 2:05:02 au 30 km. Tout baigne !

                                 

Tout baigne et une gorgée de café au 28ème km, on repart pour le 4ème tour. On se relaie un peu plus, le No 1572 va lâcher au 33ème km, après la petite montée du pont. Le 1267, Jürgen Steiner, va mettre les gaz et me lâcher au 37ème km. Alors que je ravitaille, il saute le ravitaillement et accélère. Il va gagner la catégorie, je serai 2ème.

                                  

4ème Tour couru en 41.43, 2:46:45 au 40 km, toujours hyper régulier, je connais quelques minis crampes du 38ème au 42ème km, dans les courbes à angles droits qui ne manquent pas sur ce tronçon.

                                 

Photos du 3ème tour, car au 4ème, je serai plus qu'avec le 1267 en rouge, qui commence à être plus nerveux. Il s'est pas mal baladé derrière moi, mais c'est en partie ma faute, je préférais mon rythme au sien moins régulier. Au 48ème km, il me reste 8 min 28 pour passer sous les 3h30. Je donne des gaz 4 fois successivement, la dernière fois au 200 m finaux.

                               

Je sprinte les derniers 200 m et regarde ma montre à nouveau : 3:29:37.4, sous les 3h30 et un nouveau record personnel, l'ancien et unique course de 50 km était de 3:29:53 en 1999
Le lendemain, footing de 20 km qui me prend un peu plus de 2 heures, plus raison de se stresser !

 

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